Mohamed Hedi Abidellaoui
15 Juin 2017•Mise à jour: 16 Juin 2017
AA/ Kinshasa/ Pascal Mulegwa
Les deux humanitaires du Comité international de la croix rouge (CICR) ont été libérés, jeudi matin, par leurs ravisseurs dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a appris Anadolu de source officielle.
Ils avaient été enlevés mercredi 7 juin, par une bande armée à Kiamasamba, dans le grand Nord de la province meurtrie du Nord-Kivu.
« Ils ont été relâchés ce matin par leurs ravisseurs et retrouvés dans la localité de Kaseghe, à quelques 5 kilomètres de là où ils étaient kidnappés », a déclaré à Anadolu , Joy Bokele, administrateur du territoire de Lubero.
Les deux humanitaires ont été libérés « sans aucune rançon versée ni par le gouvernement ni par le CICR », a précisé l’officiel congolais, indiquant qu’ils ont été retrouvés « fortement traumatisés » avec des « plaies».
L'équipe du CICR dont faisaient partie les deux activistes apportait depuis quelques jours une assistance humanitaire en faveur de quelques 5.000 familles en détresse dans la partie Nord de la province du Nord-Kivu mais au lendemain de ce rapt , l'organisation avait interrompu cette activité et a suspendu « jusqu'à nouvel ordre » tous ses déplacements prévus dans la région.
Les enlèvements, notamment de personnels congolais et étrangers d'organisations humanitaires internationales sont fréquents dans l’est congolais, particulièrement dans la province meurtrie du Nord-Kivu.
Infestée de plusieurs dizaines de groupes armés locaux et de deux rebellions étrangères auteures de plusieurs exactions contre des civils, cette province fait face à une insécurité qui perdure depuis plusieurs décennies.
Mercredi, une dizaine de personnes dont des militaires congolais ont été tuées lors de l’attaque de la localité de Nyakakoma par un groupe armé local « Mai-mai » sévissant dans les localités mitoyennes et riveraines du parc des Virunga et du Lac Edouard dans la même province, selon des sources concordantes de la même région.