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RDC : Le Front commun pour le respect de la Constitution signe l'accord de transition

Cette signature marque « la fin du débat sur l'inclusivité de cet accord politique », a déclaré, à Anadolu, l'archevêque Fridolin Ambongo, vice-président de l'épiscopat congolais (Cenco).

Mohamed Hedi Abidellaoui   | 14.01.2017
RDC : Le Front commun pour le respect de la Constitution signe l'accord de transition

Kinshasa


AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa

Le Front commun pour le respect de la Constitution a signé, samedi, l'accord politique signé le 31 décembre, à l'issue d'un dialogue sous la médiation des évêques catholiques réunis au sein de conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco , a rapporté le correspondant d 'Anadolu sur place.

« C'est un engagement de haute responsabilité pour faire avancer le pays. Devant Dieu et la nation nous ne ménagerons aucun effort pour la mise en œuvre de cet accord politique », a déclaré Eve Bazaiba, modératrice du Front commun pour le respect de la Constitution, par ailleurs secrétaire général du Mouvement de libération du Congo (MLC-opposition), parti pionnier du Front commun pour le respect de la Constitution.

«Cette adhésion intervient au lendemain d'un feu vert donné par l’ancien vice-président congolais issu du MLC, Jean pierre Bemba depuis La Haye, où il a été condamné par la Cour pénale internationale à 18 ans de prison ferme pour « crime contre l'humanité ».

« Notre signature n'était pas sur un coup de tête », a affirmé Bazaiba. L'archevêque Fridolin Ambongo, vice-président de l'épiscopat congolais (Cenco), a pour sa part déclaré à Anadolu : « Cette signature marque la fin du débat sur l'inclusivité de cet accord politique ».

Dans une déclaration à Anadolu, Lambert Mende, ancien porte-parole du gouvernement congolais, avait annoncé que le camp au pouvoir (majorité présidentielle) avait signé cet accord politique « sous réserve », à cause de son caractère « non inclusif ».

L'accord politique de transition n'est cependant pas encore signé par quelques personnalités de l'opposition au sein de l'actuel gouvernement, dont le chef a été nommé par Joseph Kabila 17 novembre 2016, en vertu d'un accord politique datant du 18 octobre 2016, sous la médiation de l'Union Africaine (UA).

La République démocratique du Congo (RDC) traverse une transition politique depuis la fin du deuxième et dernier mandat constitutionnel du président Joseph Kabila le 19 décembre dernier, sous forte tension dans le pays.

Joseph Kabila restera au pouvoir jusqu’à l’élection de son successeur, à la présidentielle de décembre 2017, en fonction dudit accord politique qui a également consacré l'instauration d'un gouvernement de transition, dirigé par un opposant issu de la coalition dirigée par Étienne Tshisekedi.

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