Afrique

RDC : le camp Kabila "prêt à rompre" avec Félix Tshisekedi

Nadia Chahed   | 23.10.2020
RDC : le camp Kabila "prêt à rompre"  avec Félix Tshisekedi

Kinshasa

AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa

La majorité parlementaire en République démocratique du Congo (RDC) relevant de la Coalition de l’ex-président Joseph Kabila, a annoncé sa disposition à rompre l’accord de coalition avec le président Félix Tshisekedi qui a investi trois juges constitutionnels mercredi sans le feu vert du camp Kabila qui dénonce des "violations de la constitution".

"Ayant librement opté pour une Coalition dans l'intérêt du pays alors qu'il aurait pu choisir la cohabitation, le FCC (Front Commun pour le Congo) se dit prêt à assumer ses responsabilités", a annoncé la coalition de Kabila dans un communiqué publié dans la nuit de jeudi, laissant entendre qu'elle est prête à opter pour la rupture avec Tshisekedi.

Le FCC explique en outre que ses choix sont motivés par "la confiance que le peuple souverain a investi en lui en lui octroyant la majorité à l'Assemblée nationale".

"Au lendemain de la cérémonie irrégulière de prestation de serment des personnalités nommées de manière illégale en qualité de juges à la Cour constitutionnelle" le FCC "prend à témoin la population et lui demande de rester mobilisée afin de faire barrage à toute tentative visant à liquider l'héritage d'un combat commun en vue de l'instauration des institutions démocratiques dans notre pays", poursuit le texte.

Les trois juges, nommés en juillet dernier par Tshisekedi, ont prêté serment, mercredi, au cours d’une cérémonie organisée au siège du Parlement Congolais, en l'absence des présidents des deux chambres et des députés et sénateurs de cette plateforme politique y compris le premier ministre et les membres du gouvernement issus de la coalition pro-Kabila.

Le FCC a rappelé que sa position "reste inchangée" et a prévenu qu’il ne "reconnaît pas" ces trois juges "et ne se sentira lié par aucun acte qu'ils poseront".

Le président Félix Tshisekedi a annulé le conseil des ministres hebdomadaire de ce vendredi. Il s’adressera, toutefois, à la nation dans la soirée, alors que ses partisans et la société civile appellent à dissoudre l’Assemblée nationale, ce qui devrait conduire à de nouvelles élections législatives deux mois plus tard.

En prévision de ce discours, le chef de la police a instruit ses collaborateurs à "mettre en alerte" toutes les unités et à occuper les "points chauds" avec un dispositif sécuritaire "dissuasif" tout en faisant preuve de "professionnalisme".

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