Lassaad Ben Ahmed
21 Mai 2020•Mise à jour: 22 Mai 2020
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvé, jeudi, un « financement additionnel » de 445 millions de dollars en faveur du Projet pour la stabilisation de l’est de la RDC pour la paix (STEP 2), la région la plus meurtrie du pays.
Ce fonds comprend un crédit de 285 millions de dollars à la RDC et un don de 160 millions de dollars, précise la Banque mondiale dans un communiqué parvenu à l’Agence Amadou.
« Ce nouveau financement permettra d’élargir le nombre de provinces où les communautés les plus vulnérables, y compris les réfugiés, bénéficieront de filets sociaux sous forme d’emplois temporaires et de transferts monétaires », précise, dans le même communiqué, Jean-Christophe Carret, directeur des opérations de la Banque mondiale pour la RDC, le Congo, la Centrafrique et le Burundi.
Le projet initial a permis de réhabiliter plus de « 850 infrastructures communautaires, créé plus de 1,3 million de jours de travail temporaire pour les personnes vulnérables, doté 45 000 ménages de technologies agropastorales améliorées et permis le renforcement des capacités de près de 5 000 membres de comités locaux de développement », explique la banque.
A travers ce financement additionnel, estime-t-elle, près de 2,5 millions de personnes bénéficieront de la construction et du maintien de 2 000 infrastructures de base, dont 500 écoles.
Il aidera, en outre, 300 000 personnes à recevoir « des transferts monétaires dans les 1 000 communautés ciblées pour un montant de 100 millions de dollars », souligne le communiqué.
La banque mondiale estime également que le projet financé (STEP2) pourra « réaffecter et mobiliser rapidement des fonds pour atténuer les impacts socioéconomiques », sur la population congolaise et mieux protéger les ménages les plus vulnérables.
Riche en minerais et en biodiversités, l’Est de la RDC n’est jamais sorti des violences déclenchées depuis plus de 20 ans. A elle seule, cette région regorge plus de 100 groupes armés dont les plus violents sont la rébellion ougandaise ADF (Forces démocratiques alliées) dans la province du Nord - Kivu et Codeco (coopérative pour le développement du Congo) en Ituri.