Afrique

RDC : L’ONU fortement irritée par le M23

- Le mouvement rebelle a repris les hostilités au nord de la ville stratégique de Goma

Ekip   | 25.05.2022
RDC : L’ONU fortement irritée par le M23

Kinshasa

AA /Kinshasa /Pascal Mulegwa

Les membres du Conseil de sécurité ont fermement condamné l'attaque contre les positions de la Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) par le Mouvement du 23 mars (M23) qui a repris les hostilités au nord de la ville stratégique de Goma.

« Les membres du Conseil de sécurité ont également réitéré leur ferme condamnation de toutes les attaques et provocations contre la MONUSCO. Ils ont souligné que les attaques délibérées visant les soldats de la paix peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international », a déclaré l’américaine Linda Thomas-Greenfield, présidente du Conseil.

« Ils ont appelé les autorités congolaises à enquêter rapidement sur ces attaques, à traduire les auteurs en justice, et à tenir le pays fournisseur de contingents concerné informé des progrès », a-t-elle ajouté.

L’ONU a accusé les rebelles d’avoir investi ses positions dans la région de Shangi, au Nord-Kivu. Le mouvement rebelle avait rejeté ces accusations.

Dans un autre communiqué, le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a appelé les rebelles du M23 à « déposer définitivement leurs armes, à cesser toute hostilité et à s'inscrire dans l'esprit du processus de Nairobi » pour une résolution des crises à l’Est de la RDC.

Le bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a déclaré dans un communiqué mercredi matin que les affrontements à Kibumba, situé à 25 km au nord de Goma, auraient forcé environ 10 000 personnes à fuir vers les localités de Rugari et Kibati, à environ 8 km de Goma.

Environ 26 000 personnes ont été déplacées depuis la reprise des violences le 22 mai à Rutshuru ; plus de 1 500 d'entre elles ont fui vers l'Ouganda, rejoignant environ 19 000 autres qui y étaient déjà depuis les affrontements de mars.

Plus de 24 000 autres sont réparties dans les villages de la Zone de Santé de Rwanguba, où elles vivent dans des sites improvisés, dont des églises et écoles, d’après le même bureau onusien.

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