Mohamed Hedi Abdellaoui
06 Août 2016•Mise à jour: 07 Août 2016
AA/ Kinshasa/ Pascal Mulegwa
Le parquet de Lubumbashi dans le Sud-est de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé l’arrestation de 8 fonctionnaires du tribunal de Kamallondo, où l’opposant Moïse katumbi, candidat à la présidentielle, avait été condamné en juin dernier à trois ans de prison ferme, dans une affaire de spoliation immobilière.
Ce scandale a commencé avec la démission de la présidente du Tribunal de paix de Kamalondo, à Lubumbashi. Dans sa lettre au ministre de la Justice, Ramazani Wazuri Chantale a dénoncé des pressions qu'elle avait subies tout au long du procès qui avait abouti à la condamnation de Moïse Katumbi, pour la spoliation d'un immeuble appartenant à un citoyen grec.
Réagissant à cette dénonciation, la Cour d'appel de Lubumbashi a mis en cause un réseau qui chercherait à faire disparaître tous les dossiers pénaux en rapport avec l'ex-gouverneur du Katanga et candidat à la présidentielle à venir, Moïse Katumbi.
Des agents de l’ordre judiciaires à qui l’on a promis « un asile extérieur paisible » figureraient parmi les membres de ce réseau. Mais, une partie de l'opinion publique et de l’opposition soupçonne le pouvoir de monter des scénarios pour décrédibiliser les dénonciations de la juge Ramazani.
D’abord poursuivi pour atteinte à la sûreté de l’Etat dans une affaire de recrutement présumé de mercenaires étrangers, puis condamné en juin dernier à 3 ans de prison ferme dans une affaire de spoliation immobilière , Moïse Katumbi ne peut se présenter à la Présidentielle prévue en novembre prochain.
Depuis mai, l’entourage de Moïse Katumbi et des ONG des droits de l’homme dénoncent une « parodie de justice » faite de mensonges pour empêcher Katumbi de se présenter à la Présidentielle.
Rejetant ces accusations dans une déclaration à Anadolu, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais, a mis en cause « des manipulations du camp Katumbi pour faire du bruit et susciter la sympathie et l’attention des Congolais ».