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RDC : l'érosion du camp Kabila se poursuit

- Après le départ, mercredi, de l'historique porte-parole, Lambert Mende, qui a rejoint l'initiative de Tshisekedi pour la formation d'une "Union sacrée".

Lassaad Ben Ahmed   | 13.01.2021
RDC : l'érosion du camp Kabila se poursuit

Congo, The Democratic Republic of the

AA - Kinshasa - Pascal Mulegwa

De nouveaux membres de la coalition de l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, ont décidé de rejoindre le camp du président Félix Tshisekedi et son projet pour une "union sacrée".

Mercredi, l’historique porte-parole du gouvernement sous Kabila, Lambert Mende, et sa coalition (CCU et alliés) a annoncé, en effet, son adhésion à "l’Union sacrée", la nouvelle dynamique de Tshisekedi regroupant également des partis des opposants Jean-Pierre Bemba et Moise Katumbi.

En début de semaine, Steve Mbikayi actuel ministre de l’Action humanitaire et son collège Jonathan Byalusuka, en charge de la pêche et de l'élevage ont également quitté le Front commun pour le Congo (FCC) qui revendiquait 348 des 500 députés à l’Assemblée nationale.

Plusieurs autres figures ont également quitté le camp Kabila, évoquant, pour certains, la nécessité de stabiliser le pays et d'éviter la crise.

Les premières fissures majeures au sein du camp Kabila se sont manifestées lorsque le bureau de l’Assemblée nationale composé à 80 % des pro-Kabila était tombé en décembre dernier après le vote des pétitions initiées par des opposants et des pro-Tshisekedi.

Le camp Kabila soupçonne la gestation d’une censure pour faire tomber le Premier ministre Sylvestre Ilunga et son gouvernement.

Le président Félix Tshisekedi, qui avait annoncé en novembre dernier la fin de la coalition avec le camp Kabila, a nommé, fin 2020, Modeste Bahati Lukwebo comme « informateur » pour identifier une nouvelle majorité à l’Assemblée nationale. Ce professeur, plusieurs fois ministre, avait été radié du camp Kabila après s’être porté candidat pour la présidence du Sénat.

L’affaiblissement des rangs de Kabila s'est également manifesté, mardi, lors de la publication des pétitions contre le bureau provisoire de l’Assemblée nationale. Les pétitions n’ont pas franchi les 140 signatures, a-t-on constaté.

Tshisekedi entend nommer une nouvelle équipe gouvernementale qui devrait appliquer ses réformes. Annonçant la fin de sa coalition avec Kabila, il avait soulevé des blocages entretenus par des pro Kabila au sein de l’actuel gouvernement dans lequel son camp compte quelque 35 % des postes ministériels.

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