Nadia Al Chahed
10 Novembre 2015•Mise à jour: 11 Novembre 2015
AA/Kinshasa/Al-Hadji Kudra Maliro-Pascal Mulegwa Biring
Le président congolais, Joseph kabila a confirmé, la tenue imminente d’un dialogue politique en vue de trouver un consensus autour des principaux points liés aux prochaines élections, notamment la date, le financement et la sécurisation des élections..
S’exprimant dans une déclaration diffusée, lundi soir, par la télévision nationale du Congo (RTNC), le chef d’Etat congolais a indiqué que « Ce dialogue politique tournera, essentiellement, autour des questions électorales », sans annoncer de date précise pour le démarrage des concertations.
Il avait, toutefois, précisé lors d'une rencontre, lundi, avec les diplomates accrédités à Kinshasa que le dialogue doit débuter, au plus tard, «d’ici la fin du mois de novembre », et précisé qu’il doit inclure « majorité, opposition et société civile».
Contacté, mardi, par Anadolu, le vice premier ministre et ministre congolais de l’Intérieur, Evariste Boshab, a indiqué que ce dialogue pourrait, officiellement, démarrer le 15 novembre courant.
Toutefois la question qui se pose toujours est de savoir si l’opposition participera à ce dialogue d’autant plus qu’elle reste attachée à la condition « incontournable » d’associer un médiateur international aux concertations.
"Il est hors de question que nous participons à ce dialogue sans la présence d’un médiateur international, surtout que nous savons, pertinemment, que la véritable intention du président Kabila est d’en faire (le dialogue) une passerelle pour briguer un troisième mandat’’, a déclaré, à ce propos, Felix Tshisekedi, chargé des relations extérieures au sein du parti, Union pour la démocratie et le progrès social ( UDPS- le principal parti de l’opposition congolaise).
Une condition que la majorité au pouvoir n’a pas l’air d’appréhender à sa juste valeur.
Kabila avait, déclaré, lundi, devant les ambassadeurs accrédités à Kinshasa, la tenue prcohaine du dialogue politique national, avec ou sans médiation internationale.
Selon Joseph Kabila au pouvoir depuis 2001 ‘’les congolais sont capables de dialoguer avec ou sans médiation étrangère, compte tenu du caractère souverain du pays et du processus électoral", avait relayé Chungong Ayafor, l’ambassadeur Camerounais en RDC, à sa sortie de cette rencontre.
Le député de la majorité, Valentin Nsenga, a affirmé, dans une récente déclaration aux médias, que: «ce dialogue sera bénéfique pour les Congolais dans la mesure où les sujets abordés sont très importants et décisifs pour préparer des élections honnêtes et transparentes».
L’opposition congolaise et la société civile soupçonnent l’actuel président de la RDC élu en 2006 et réélu en 2011, de vouloir se maintenir au pouvoir en briguant un troisième mandat.
La tension était montée d'un cran au sein de la sphère politique congolaise suite à l'émission-le 08 septembre dernier- par la Cour constitutionnelle d'un arrêté imposant à la Commission électorale d’organiser l’élection des gouverneurs avant toute autre élection. Une décision qui vise, selon les frondeurs à servir Kabila et lui préparer le chemin vers un troisième mandat.