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RDC / Elections : La victoire de Félix Tshisekedi confirmée par la Cour constitutionnelle

Tshisekedi avait été déclaré vainqueur, le 10 janvier par la Commission électorale, avec 38,57 % des suffrages, devant Fayulu (environ 34 %) et Emmanuel Ramazani Shadary (23%).

Lassaad Ben Ahmed   | 20.01.2019
RDC / Elections : La victoire de Félix Tshisekedi confirmée par la Cour constitutionnelle

Congo, The Democratic Republic of the

AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa

La Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo (RDC) a confirmé, dimanche, la victoire "à la majorité simple" du chef du parti historique de l'opposition (UDPS : Union pour la démocratie et le progrès social), Félix Tshilombo Tshisekedi à la présidentielle tenue le 30 décembre 2018.

"La Cour constitutionnelle proclame élu, à la majorité simple, président de la République Démocratique du Congo, Tshisekedi Tshilombo Félix", a déclaré, le président de la Cour constitutionnelle, Benoît Luamba Bindu, lors d'une audience retransmise en direct à la télévision publique.

Par cet arrêt, la Haute cour a confirmé les résultats provisoires publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) le 10 Janvier.

Tshisekedi avait été déclaré vainqueur avec 38,57 % des suffrages, devant Fayulu (environ 34 %) et Emmanuel Ramazani Shadary (23%).

La Cour avait rejeté, précédemment, le recours de Martin Fayulu qui réclamait la victoire de l'élection présidentielle avec 61 % des voix. L'opposant avait sollicité le recomptage manuel des voix.

L'Union africaine (UA) avait demandé à la Cour de suspendre la publication des résultats définitifs pour donner une chance à la mission de bons offices que l'organisation panafricaine projette d'envoyer à Kinshasa, lundi 21 janvier.

Estimant que l'opposant n'a pas présenté assez de preuves contre la commission électorale, les juges ont estimé que l'action de Fayulu était "imprécise ", " absurde ", "irrecevable " et "non fondée".

Martin Fayulu a rejeté les résultats publiés par la Cour constitutionnelle, les qualifiants d'un "coup d'Etat constitutionnel".

"Je me considère comme le seul président légitime de la RDC", a déclaré lors d'un point de presse à sa résidence , l'opposant perdant, appelant la communauté internationale à "ne pas reconnaître un pouvoir qui n'a ni légitimité ni qualité légale pour représenter le peuple congolais".

Fayulu, 63 ans, a appelé à des manifestations pacifiques sur toute l’étendue du territoire national, en vue de "faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente constitution".

Fils de Etienne Tshisekedi, opposant historique congolais mort le 1er février 2017 en Belgique et dont la dépouille n'a jamais été inhumée, Félix Tshisekedi sera le premier opposant à gagner une élection présidentiels en RDC, pays qui n'a jamais connu le transfert pacifique du pouvoir.

Réunis au sein de la plateforme électorale Lamuka [Lève-toi en lingala], les alliés de Fayulu accusent Tshisekedi d'avoir passé un accord secret avec le président sortant Joseph Kabila pour une cogestion du pays.

Bien que partant, Kabila et son camp gardent une main sur les affaires. Ayant raflé la majorité absolue à l'Assemblée nationale, le camp de Kabila gardera le poste de premier ministre et de président de l'Assemblée. Dans les faits, Tshisekedi devra former un gouvernement de coalition avec le camp Kabila.

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