Esma Ben Said
26 Août 2017•Mise à jour: 27 Août 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Les députés provinciaux congolais vont voté samedi pour les gouverneurs et vice-gouverneurs dans huit provinces de la République démocratique du Congo (RDC), secouée par une crise politique, a rapporté le correspondant d’Anadolu.
Ce scrutin a été convoqué « dans l’objet de palier au vide administratif dans les provinces de Haut-Katanga, Haut-Lomami, Kwilu, Sud-Kivu, Sud-Ubangi, Tshopo, Tshuapa et Bas-Uélé » a déclaré à Anadolu le rapporteur de la commission électorale nationale indépendante (Ceni) Jean-Pierre Kalamba citant les provinces concernées.
Au départ le scrutin devrait avoir lieu dans onze provinces -sur les vingt-six que compte le pays - mais il a été annulé par la cour constitutionnelle et la commission électorale dans les provinces de l’Equateur, la Mongala et le Kasaï-central.
La plupart des gouverneurs ou vice-gouverneurs de ces provinces ont, soit été déchus par les assemblées provinciales ou bien ont répondu à d’autres occupations d’Etat, a-t-il ajouté signifiant que ces élections « n’ont rien à voir » avec les législatives, locales et la présidentielle censées avoir leu en fin d’année conformément à un accord politique de sortie de crise signé entre le pouvoir et l’opposition.
Ce scrutin est une « distraction et une charge inutile. Nous ne considérons plus les gouverneurs de province depuis 2011. Ces députés provinciaux qui les élisent sont hors mandats depuis six ans » a réagi à Anadolu Rubens Mikindo, secrétaire général intérimaire du principal parti d’opposition, l’’union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).
Mikindo a en outre déclaré que la Nation entière se focalise sur les élections « qui doivent absolument » se tenir en décembre. Plus tôt la veille, le président de la commission électorale (Ceni) a présenté à l’organe de suivi de transition le kit du vote électronique.
Selon la Ceni, cet outil permettra à la RDC de « réduire sensiblement le temps avant la publication des résultats provisoires lors des prochaines élections » et « d’épargner des fonds excessifs qui découleraient de l’organisation de différents scrutins » a déclaré à la presse son président Corneille Nangaa.