Nadia Chahed
30 Novembre 2017•Mise à jour: 30 Novembre 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Deux hauts responsables de l’Opposition ont été arrêtés en début d’après-midi Jeudi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), a rapporté le correspondant d’Aandolu, témoin de l’interpellation.
Jean-Marc Kabund secrétaire général du plus grand parti d’Opposition en RDC, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et le député Martin Fayulu, chargé de coordonner les actions du "Rassemblement ", la principale coalition de l’opposition ont été interpellés par la police près du siège de l’UDPS dans la commune de Limete.
Les deux leaders s'apprêtaient à "lancer" la marche de l’opposition pour "défendre la démocratie" en réclamer le départ du président Joseph Kabila dès la fin de cette année et rejeter le calendrier électoral qui prévoit l’élection présidentielle et des législatives le 23 décembre 2018.
Quelques militants et cadres qui les accompagnaient ont également été embarqués dans une voiture de la police.
Interrogé à ce propos par Anadolu, le porte-parole de la police le colonel Pierrot Mwanamputu a refusé de communiquer sur ces arrestations.
La marche anti-Kabila devait être lancée par Félix Tshisekedi, le chef du "Rassemblement " mais ce dernier a été bloqué à son domicile par la police qui a dispersé jeudi matin des dizaines de militants de l'opposition, rassemblés devant sa résidence.
"Aucune marche n’a été autorisée sur l’étendue du territoire national, la police va disperser toute manifestation et décourager tous ceux qui vont empêcher les autres à vaquer librement à leurs occupations", avait déclaré plus tôt dans la journée à Anadolu le porte-parole de la police.
Contacté par Anadolu avant son arrestation, le député Martin Fayulu avait, pour sa part, réitéré la détermination de l'opposition à manifester.
Plusieurs ambassades occidentales dont celles des Etats-Unis, de la France et de la Belgique ont conseillé mercredi à leurs ressortissants de "limiter" les déplacements dans la capitale congolaise et de "s'éloigner de tout rassemblement suspect".
La mission des Nations-Unies en RDC (Monusco) a demandé mercredi aux autorités congolaises de "respecter la liberté de réunions et de manifestations".