Nadia Chahed
10 Janvier 2018•Mise à jour: 11 Janvier 2018
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Le procès en appel de l’ancien vice-président de la République Démocratique du Congo (RDC), Jean-Pierre Bemba, condamné en Juin 2016 par la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes contre l’humanité en Centrafrique, s’est ouvert mardi à la Haye, siège de l'Instance internationale.
Condamné à 18 ans de prison pour crimes et viols commis par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC) en République centrafricaine, voisine à la RDC entre 2002 et 2003, Bemba avait interjeté appel de sa condamnation quelques jours après sa condamnation.
Lors de la première audience relayée sur le site de la CPI mardi, la défense a demandé à la Cour d'annuler le jugement de première instance, reprochant aux juges d’avoir ignoré un grand nombre de preuves présentées par la défense.
"L'approche de la chambre de première instance vis-à-vis des preuves était déséquilibrée. Sans aucune raison claire, la chambre a ignoré des preuves importantes sur des problématiques centrales" a déclaré Me Peter Haynes avocat de Bemba.
Un général centrafricain avait affirmé aux juges que Bemba ne commandait pas ses troupes quand elles ont commis les crimes dont il est accusé.
"Ces affirmations ont été complètement balayées par les juges de la cour", a regretté Haynes demandant l’annulation du jugement de première instance dont il a reproché le "manque d'impartialité".