Esma Ben Said
23 Juin 2018•Mise à jour: 23 Juin 2018
AA/Tunis
La Commission électorale congolaise a convoqué, samedi à Kinshasa, l'électorat pour le triple scrutin présidentiel, législatif et provincial du 23 décembre, a-t-on appris de source officielle.
"Il est convoqué l'électorat et l'inscription des candidatures pour les élections combinées présidentielle, législatives et provinciales du 23 décembre 2018 en République démocratique du Congo", a annoncé la Commission électorale dans un communiqué.
"La réception des candidatures est organisée du 24 juin au 8 juillet 2018, pour les élections provinciales et du 25 juillet au 8 août 2018, pour les élections présidentielle et législatives nationales", précise le document.
La présidentielle du 23 décembre est censée permettre aux Congolais de choisir le successeur du président Joseph Kabila.
Arrivé au pouvoir après l'assassinat de son père (Laurent Désiré Kabila) en 2001 dans la capitale Kinshasa, Joseph Kabila élu en 2006 puis réélu en 2011, a théoriquement achevé son deuxième et dernier mandat le 19 décembre 2016, mais il est resté à son poste faute de non organisation d'élections dans les délais.
En effet, non organisée fin 2016 officiellement pour des raisons financières, les élections législatives et présidentielle ont d’abord été reportées à fin 2017.
Elles ont une deuxième fois été reportées au 23 décembre 2018, à cause notamment des violences meurtrières qui ravageaient la région du Kasaï (Centre) et qui avaient pratiquement retardé le processus d’enrôlement des électeurs.
Pour rappel, l'enrôlement des électeurs à l'intérieur de la RDC a pris fin le 31 janvier 2018 et a permis de recenser plus de 46 millions de votants, chiffre révisé à la baisse (40 millions), après affinement du fichier électoral.
En revanche, les Congolais de la diaspora, majoritairement critique envers le président Joseph Kabila et dont le nombre est estimé à 16 millions de personnes, ne voteront pas lors de la prochaine Présidentielle, avait annoncé le 10 juin dernier l’Assemblée nationale congolaise, via son rapporteur, Berocan Nono.
D'après le rapporteur, le but de cette décision est d'éviter un nouveau report.