Nadia Chahed
15 Août 2017•Mise à jour: 15 Août 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Cent-trois Organisations de la Société Civile congolaise ont demandé mardi au parlement d’ouvrir une enquête sur la gestion du projet du méga-barrage hydroélectrique d'Inga III dans le Sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), a appris Anadolu d’un communiqué.
Oeuvrant dans le secteur de la gouvernance des ressources naturelles, et de la promotion et protection des droits humains, ces ONG se disent "très préoccupées" par les obstacles liés à l’accès à l’information publique et à la "gestion opaque" du projet de construction d’Inga III.
Elles ont demandé, dans le même document au président de l’Assemblée Nationale "d’accélérer la procédure d’adoption de la loi portant accès à l’information et d’initier une enquête parlementaire sur la gestion du projet Inga III".
Et d’ajouter qu’il n’est pas opportun de développer un grand projet tel que Grand Inga "dans un contexte caractérisé par la mauvaise gouvernance véhiculée par l’absence de la transparence dans le développement de celui-ci".
Les ONG signataires ont, en outre, demandé au président Joseph Kabila de mettre l’Agence chargée de la gestion du projet Inga III sous l’autorité du Premier Ministre et du ministre de l’Energie et Ressources Hydrauliques.
Aucune réaction du gouvernement congolais n'a été enregistrée jusqu'à 15H20 GMT.
Le méga-barrage d'Inga III devrait produire 4.800 MW dont 2500 reviendront à l’Afrique du Sud et la majeure partie du reste pour les firmes minières dans le Sud-est congolais.
En RDC, plus de 85% de la population congolaise n’a pas accès à l’électricité, selon la banque mondiale, alors que le pays compte plusieurs dizaines de barrage hydroélectrique.