Afrique

RDC : au moins 50 morts dans l’éboulement d’une mine d'or dans l’Est

Nadia Chahed   | 12.09.2020
RDC : au moins 50 morts dans l’éboulement d’une mine d'or dans l’Est Photo d'archives

Kinshasa

AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa

Au moins 50 travailleurs d'une mine artisanale ont trouvé la mort dans l'éboulement de la mine où ils oeuvraient, vendredi, à Kamituga, une cité minière de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) , a appris Anadolu de sources officielles concordantes.

L’accident s’est produit dans la cité minière de Kamituga, à près de 200 kilomètres à l’ouest de Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu.

Samedi matin, Théo Kasi, gouverneur de du Sud-Kivu, a déploré, dans un communiqué « la mort tragique de 50 personnes, en majorité des jeunes ».

« Les recherches se poursuivent pour identifier nos compatriotes décédés», a ajouté le gouverneur dans le communiqué sans donner plus de précisions sur le nombre de personnes qui se trouvaient dans la mine au moment du drame.

Dans cette cité minière transformée en ville en 2019, les fortes pluies enregistrées jeudi et vendredi ont fait déborder la rivière Njali située à moins d’un kilomètre de la mine d’or.

« Les creuseurs n'ont pas pu sortir car le puits était déjà rempli d'eau et de boue », a déclaré à Anadolu, Ngandu Kamundala, maire adjoint de Kamituga.

« Leurs corps ont été ensevelis sous les décombres, il n’y a aucune chance qu’il y ait des survivants », a-t-il indiqué.

Les autorités locales ont décrété « deux journées de deuil et de colère » samedi et dimanche pour « non seulement pleurer nos compatriotes mais aussi dénoncer les conditions précaires dans lesquelles tous les mineurs (creuseurs) travaillent »,a déclaré le maire adjoint.

Jason Aruni, représentant d’un syndicat de creuseurs joint par Anadolu, a comparé les puits d’Or de Kamituga à un « cimetière où beaucoup de personnes sont ensevelis régulièrement ».

Pauvres et jeunes, les creuseurs artisanaux sont les principaux fournisseurs de minerais des grandes compagnies internationales par l’intermédiaire des comptoirs situés dans les chefs-lieux des provinces qui les font sortir du territoire congolais.

Les accidents meurtriers sont réguliers dans les mines congolaises, mais peu seulement sont documentés compte-tenu de l'enclavement des sites miniers.

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