Nadia Chahed
24 Janvier 2020•Mise à jour: 24 Janvier 2020
AA / Kinshasa/ Pascal Mulegwa
L'Organisation de défense des droits de l'homme, Amnesty International, a dénoncé vendredi, l'"insécurité et l’impunité" qui continuent à prévaloir en République démocratique du Congo (RDC), y empêchant la consécration optimale des droits humains.
Ce verdict est fait alors que le président congolais Félix Tshisekedi fête sa première année à la tête du pays.
"Bien que le président Félix Tshisekedi ait pris des mesures positives, telles que gracier des prisonniers politiques et autoriser des détracteurs en exil à rentrer, des seigneurs de guerre et des auteurs présumés de terribles atteintes aux droits humains demeurent en liberté du fait de l’immobilisme de son gouvernement", a noté Amnesty dans un communiqué consulté par Anadolu.
Concernant le droit de réunion pacifique en RDC, Amnesty a mis au jour plusieurs cas récents de manifestations pacifiques interdites ou dispersées avec violence.
Cette ONG qualifie le refus de Félix Tshisekedi de ne pas "fouiner dans le passé" de son prédécesseur, Joseph Kabila, d’être à la base de l’impunité ayant régné durant ces 12 derniers mois.
"Seule une poignée d’enquêtes et de procès concernant des atteintes aux droits humains ont eu lieu ", regrette l'ONG britannique.
Tshisekedi fête sa première année au pouvoir alors qu'une crise oppose sa coalition CACH à celle elle de Joseph Kabila (FCC) qui dispose de la majorité à l'Assemblée nationale et au sénat.
Tshisekedi qui dispose de peu de proches au gouvernement a menacé, en début de semaine, depuis Londres, de "dissoudre" l'assemblée nationale en cas de crise entre l'exécutif et le gouvernement dominé par les proches de Kabila.
Ce à quoi la présidente de l'Assemblée nationale a brandi la menace de poursuite le président pour haute trahison, infraction pouvant mener à sa destitution.