Nadia Chahed
07 Octobre 2020•Mise à jour: 07 Octobre 2020
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Au moins huit civils ont été tués par des présumés rebelles ougandais des forces démocratiques alliés (ADF) dans la nuit du mardi à mercredi dans deux villages à la lisière entre les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Vers 23h GMT, des membres de la rébellion ougandaise de l’ADF, ont investi les villages de Akwekwe et Bayeyi situés à une vingtaine de kilomètres de la cité d'Oicha, tuant des civils, a indiqué dans une déclaration à Anadolu, Rosette Kavula, l'administrateur adjoint du territoire de Beni, fief de l’ADF depuis 25 ans.
Huit corps sans vie ont été retrouvés mercredi matin, a ajouté la même source précisant que les victimes ont été exécutées par balles ou à coup de machette.
Il s'agit toutefois d'un bilan encore provisoires, a encore souligné Kavula.
L’attaque de mercredi succède à celle perpétrée lundi à Mamove lundi et au cours de laquelle douze civils avaient été tués.
Auteurs présumés d’une vague des massacre dans le territoire de Beni depuis 2014, les ADF sont actifs dans la province voisine de l’Ituri depuis plusieurs mois à la suite notamment des offensives militaires à Beni où leurs victimes se comptent par milliers, selon Kinshasa et les organisations de la société civile congolaise.
L’attaque la plus meurtrière de cette rébellion accusée de coopérer avec Daesh, date d’avant mi-septembre. Plus de 50 civils avaient été tués dans le territoire d’Irumu.