Nadia Chahed
26 Septembre 2017•Mise à jour: 26 Septembre 2017
AA/Kinshasa/Fiston Mahamba
Quarante-cinq organisations non gouvernementales ont appelé, mardi, les autorités congolaises à libérer «immédiatement et sans condition» les activistes ou défenseurs des droits humains arrêtés lors de manifestations pacifiques.
Cet appel a été lancé dans un document conjoint publié sur le site de l'organisation internationale Human Rights Watch (HRW), elle même signataire du texte.
"Les autorités de la République Démocratique du Congo devraient libérer immédiatement et sans condition neuf activistes pro-démocratie ou défenseurs des droits humains congolais détenus injustement pour avoir participé à des activités pacifiques", notent les ONG signataires dont cinq internationale et 40 congolaises.
"Quatre activistes ont été arrêtés les 14 et 15 juillet 2017 à Mbuji-Mayi (centre) et 5 activistes ont été arrêtés le 31 juillet à Lubumbashi (sud)", rappelle la même source.
"Les neuf activistes figurent parmi des centaines de personnes arrêtées depuis 2015 dans le cadre de la vaste répression menée par le gouvernement congolais à l’encontre des personnes qui se sont opposées aux efforts du président Joseph Kabila pour rester au pouvoir au-delà de son deuxième et dernier mandat autorisé par la Constitution, qui a expiré en décembre 2016", déplorent les ONG.
Elles soulignent, en outre qu'en plus des activistes pro-démocratie ou défenseurs des droits humains, "le gouvernement a pris pour cible des leaders et partisans de l’opposition, des journalistes, ainsi que des personnes soupçonnées d’avoir des liens avec l’opposition politique".
"Les autorités congolaises devraient immédiatement mettre un terme à leur répression des rassemblements pacifiques et de la liberté d’expression", a déclaré Evie Francq, chercheuse sur la RD Congo citée par le même document.
Kinshasa n'a toujours pas réagi à cet appel, mardi 17h00 GMT.