Mohamed Hedi Abidellaoui
22 Février 2017•Mise à jour: 22 Février 2017
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Le bureau conjoint de l'ONU aux droits de l'Homme (BCNUDH) a annoncé, mercredi, avoir répertorié 427 violations des droits de l'Homme en République démocratique du Congo (RDC), durant le mois de janvier 2017.
Selon le rapport mensuel de cet office onusien, dont une copie est parvenue à Anadolu, les principaux cas documentés sont relatifs à l’atteinte à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité physique des personnes.
Les services étatiques dont la police, l'armée et le service des renseignements sont responsable de 56 % de ces violations, alors que les groupes armés ont commis 185 violations, ayant fait 31 morts parmi les civils, dans les zones affectées par des conflits.
A la mi-janvier, le même bureau onusien déclarait avoir recensé 5190 violations des droits humains, durant l'année 2016. Ces violations étaient marquées par des répressions des manifestations de l'opposition et de la société civile contre le président Joseph Kabila.
Grand pays d'Afrique Centrale, la République démocratique du Congo est secouée par une crise sécuritaire caractérisée depuis plusieurs décennies par l'activisme des groupes armés nationaux et étrangers dans sa partie orientale.
Cette crise s'est aggravée avec l'exacerbation des conflits interethniques et coutumiers dans le Sud-Est, l'Est et le Centre, où les forces de défense et de sécurité traquent des miliciens fidèles à un défunt chef traditionnel.
La RDC traverse une crise politique née de l'impossibilité d'organiser les élections dans le délai (novembre 2016), faute de moyens, selon Kinshasa.
Cette situation a légitimé le maintien de Joseph Kabila au pouvoir au delà de son deuxième et dernier mandat constitutionnel expiré le 19 septembre dernier, sous haute tension dans le pays.
Un accord politique signé entre le pouvoir et l'opposition à l'issue d'un dialogue sous la médiation de l'Église catholique dans ce pays a endossé le maintien de Kabila au pouvoir et l'instauration d'un gouvernement de transition dirigé par l'opposition radicale que dirigeait le défunt opposant Étienne Tshisekedi. Les élections devraient avoir lieu en décembre 2017.