Mohamed Hedi Abdellaoui
03 Février 2016•Mise à jour: 04 Février 2016
AA/ Kinshasa/ Pascal Mulegwa/ Fiston Mahamba
Trente-trois organisations non-gouvernementales regroupées sous une coalition ont exigé de la Commission électorale nationale indépendante « Ceni » de la RDC la publication en toute indépendance d'un calendrier réaménagé «en tenant compte de l’impératif de délai constitutionnel ».
Au cours d’une conférence de presse organisée mardi à Kinshasa, le coordonnateur du regroupement de ces associations, Georges Kapiamba a dit s’inquiéter de l’"enlisement du processus électoral" entretenu selon, lui, par "le gouvernement congolais en connivence avec les dirigeants de la Ceni".
Cet enlisement vise un glissement du mandat du chef de l’Etat au-delà de 2016, de l’avis de la coalition et de certains observateurs de la scène politique congolaise.
«Nous constatons que rien n’est fait du côté de la Ceni. Il s’impose à cette institution de se départager des positions prises par le gouvernement et de publier un calendrier réaménagé et qui doit tenir compte de l’impératif du délai constitutionnel, principalement en ce qui concerne l’élection du président de la République », a encore affirmé Georges Kapiamba.
Le cycle électoral en République Démocratique du Congo prévoyait l'organisation de 9 scrutins entre 2015 et 2016, mais sur les deux scrutins prévus en 2015, aucun n'a été organisé, faute de moyens financiers.
Dans une déclaration à la presse, le ministre Congolais de la Communication et des médias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, a pour sa part rétorqué que le regroupement des 33 ONG n'est pas officiellement reconnu.
La Coalition a, par ailleurs, dénoncé la fermeture de deux chaines de télévision appartenant à l’opposant Moïse Katumbi ainsi que le retrait de la fréquence de la chaine de télévision CCTV appartenant à Jean-Pierre Bemba. Elle a, en outre, appelé le président Kabila à libérer tous les prisonniers politiques, comme annoncé dans son discours convoquant le dialogue politique.