Nadia Chahed
15 Mars 2017•Mise à jour: 16 Mars 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Au moins de 307 civils ont été tués en février dernier en République démocratique du Congo (RDC), a annoncé, mercredi, le bureau conjoint des nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH)
« Durant le mois de février 2017, le BCNUDH a documenté 461 violations des droits de l’homme sur tout le territoire de la RDC […] dont 374 recensées dans les territoires affectés par les conflits, ayant causé la mort d’au moins 307 civils » a déclaré au cours d’une conférence de presse José Maria Aranaz , directeur du BCNUDH.
Ces violations et ces tueries ont été perpétrées par toutes les parties congolaises dont les groupes armés auteurs d’au moins 241 violations, qui ont provoqué la mort d'au moins 119 civils tués , tandis que les agents de l’Etat (Armée, police et service des renseignements) ont commis 133 violations, causant la mort d’au moins 188 civils, a ajouté la même source.
Ces chiffres marquent une hausse par rapport au mois de janvier 2017, au cours duquel 427 violations avaient été documentées, a ajouté le responsable onusien.
De son côté, le gouvernement congolais avait qualifié, début mars, des rapports onusiens "les violations des droits l’homme" en RDC, de « Fake news » et de "faux rapports visant à salir l’image de la RDC", tel que précisé lors d'une conférence de presse par le porte parole du gouvernement, Lambert Mende.
Le climat politico-sécuritaire reste tendu en République démocratique du Congo à l’approche de la tenue des prochaines élections, fixées en décembre 2017, par un accord politique signé 31 décembre dernier entre le pouvoir et l’opposition pour une sortie de crise.
Vendredi dernier, le secrétaire général des nations unies Antonio Guterres avait proposé au conseil de sécurité de renforcer la présence policière de l’ONU en RDC avec l’envoie de 320 casques bleus supplémentaires pour protéger les civils, le personnel onusien et les installions de l’ONU en cas de flambée de violences liées aux élections.