Lassaad Ben Ahmed
05 Janvier 2022•Mise à jour: 06 Janvier 2022
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Dix-sept personnes ont été tués, mardi, par des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans une forêt de la province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), ont indiqué, mercredi, les autorités et la société civile.
Les victimes sont des civils qui ont été pris en otage par ces rebelles, puis emmenés dans la forêt de Idohu la nuit de samedi à dimanche dernier lors d’une incursion dans cette entité, a indiqué la radio onusienne dans le pays.
Ces informations sont corroborées par la Convention pour le respect des droits humains (CRDH), une organisation de la société civile qui fait le monitoring sécuritaire dans la région.
Des rescapés affirment avoir vu des corps d’au moins dix-sept personnes dont cinq Pygmées, tués par leurs ravisseurs, selon l’ONG, ajoutant que 13 autres personnes sont encore entre les mains des ADF.
La forêt de Idohu est difficile d’accès. Ce massacre est le plus important des ADF depuis le début de l’année, alors que l’armée ougandaise déployée depuis fin novembre dernier mène des opérations conjointes avec l’armée congolaise en Ituri et dans la province voisine du Nord-Kivu contre l’ADF.
Le porte-parole de l’armée en Ituri n’était pas joignable pour réagir.
L’Ituri et le Nord-Kivu sont depuis 8 mois sous état de siège, décrété par le président Félix Tshisekedi pour tenter de mettre fin à la violence.