Mohamed Hedi Abidellaoui
13 Juin 2017•Mise à jour: 14 Juin 2017
AA/ Desk/MA
Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga, a appelé à un sursaut national pour résoudre la crise dans ce pays meurtri par les violences.
S’exprimant, lundi soir devant le Conseil de sécurité, Onanga-Anyanga, a mis en garde contre la détérioration du climat sécuritaire et appelé les acteurs centrafricains à agir en conformité avec l’intérêt supérieur de leur pays, selon le site officiel de l’ONU.
Ces derniers mois, la Centrafrique était le théâtre d’une flambée de violence qui, le mois dernier, a embrasé certaines villes de l'est et du centre du pays et « aggravé les souffrances de la population civile », a déploré le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).
Dénonçant l'intensité des attaques et le ciblage des minorités ethniques qui rappellent les plus sombres moments de la crise en RCA, Aynanga a affirmé : « Le fait nouveau, aussi troublant que révoltant, c'est l'agression systématique et acharnée contre les soldats de la paix ».
A l’exception de la capitale Bangui où règne un calme relatif, les autres régions centrafricaines sombrent dans les violences.
« Des affrontements entre groupes armés ont continué de faire rage dans l'ensemble du pays, particulièrement dans les préfectures de la Haute-Kotto, du Mbomou, de la Ouaka, de l'Ouham et de l'Ouham-Pendé, alimentés par la transhumance saisonnière et les opérations visant à prendre le contrôle de territoires riches en ressources », lit-on dans le communiqué de l’ONU.
Frontalière de la RDC embrasée, la Centrafrique a basculé dans une crise politique et sécuritaire en 2013, à la suite d'un coup d'Etat et en raison d’un conflit inter-communautaire qui a fait quelques milliers de morts et poussé plusieurs musulmans à quitter la RCA , selon les Nations unies.
Les élections générales organisées en décembre 2015- mars 2016 ont doté ce pays de nouvelles institutions mais n'ont pas pu empêcher la résurgence de violences sporadiques. A la mi-avril, 103 000 réfugiés centrafricains étaient enregistrés en République démocratique du Congo (RDC), d’après un bilan onusien.