Nadia Chahed
20 Novembre 2020•Mise à jour: 20 Novembre 2020
AA/Tunis
Le Président de la République centrafricaine (RCA), Faustin Archange Touadéra a lancé jeudi à Bangui, le processus d’élaboration de l’étude nationale prospective "RCA 2050".
Selon les autorités du pays, cette étude devant déboucher sur la "Vision RCA 2050" servira de boussole, pour tous les projets de développement, précise le site Corbeaunews Centrafrique (CNC).
Les différents plans politiques, économiques et sociaux à court terme qui seront lancés vont s’inscrire dans cette vision afin d’éviter des confusions ou des redondances, indique la même source.
Dans une perspective de construire une vision pour une Centrafrique nouvelle, les autorités du pays ont sollicité et reçu de la part du programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et de la Banque Mondiale, un appui technique et financier en vue de l’élaboration d’une étude nationale prospective (ENP) à l’horizon 2050, rapporte le média centrafricain.
S'exprimant à l'occasion de la cérémonie de lancement officiel du processus, Touadéra a rappelé que depuis son accession à l’indépendance en 1960, la RCA a élaboré et mis en œuvre plusieurs plans et programmes de développement qui avaient, entre autres, comme objectif global, la réduction de la pauvreté à travers la promotion de la croissance, le développement des secteurs productifs, notamment l’agriculture, la foresterie, les industries et les services.
Malheureusement, les acquis de ces efforts ont été limités ou détruits par de multiples crises sociopolitiques et militaropolitiques qui ont atteint leur paroxysme en 2013, a-t-il regretté.
D’après lui, sur le plan politique, l’instabilité des institutions de gouvernance, la militarisation de la sphère et du jeu politiques ont perturbé la gouvernance administrative avec des répercussions incalculables sur le bien-être des populations centrafricaines, rapporte CNC.
Sur le plan socioculturel, la pauvreté, les inégalités, la chute des systèmes d’éducation et de santé notamment, la fissuration du tissu social, les menaces de fentes dans la cohésion nationale sont autant de maux qu’on ne peut entreprendre de soigner qu’avec le concours de tous, et avec des remèdes politiques, économiques et sociaux qui sont ancrés dans une perspective de long terme, a ajouté le président centrafricain.