Nadia Chahed
20 Novembre 2020•Mise à jour: 20 Novembre 2020
AA / Pascal Mulegwa
L’Opposant ougandais dont l’arrestation mercredi dernier dans l’Est du pays a engendré des manifestations ayant fait 28 morts, selon le dernier bilan officiel, a été libéré vendredi après avoir été inculpé par un tribunal.
Adversaire du président Yoweri Museveni à la présidentielle du 14 janvier 2021, le célèbre chanteur Robert Kyagulanyi alias Bobi Wine , a inculpé pour des actes « susceptibles de propager une maladie infectieuse » et infractions aux « règles sur le Covid-19 » imposées les autorités, selon l'acte d'accusation cité par les médias locaux.
« C'est Museveni qui est censé être dans ce banc pour avoir tué des citoyens innocents », a déclaré Bobi Wine au tribunal de Iganga (Est) après avoir été inculpé, se référant au président sortant Yoweri Museveni.
Après l’audience, Il a été relâché dans cette contrée de l’est du pays où il battait campagne avant d’être interpellé mercredi dernier.
Les autorités avaient limité à 200, le nombre de personnes par meeting de campagne électorale ouverte depuis le 09 Novembre.
Quelque 28 personnes parmi des milliers qui manifestaient pour contester contre l’interpellation de Bobi Wine, sont mortes en deux jours de manifestations réprimées par les forces de sécurité, selon la police ougandaise.
Elle a également fait état de 300 suspects ayant pris part à « des émeutes, des pillages, des caillassages de véhicules et des blocages de routes », qui ont été arrêtés.
Le parti de Bobi Wine, Plateforme de l'unité nationale (NUP), avançait un bilan provisoire de 37 morts.
Au pouvoir depuis 1986, Yoweri Museveni, 76 ans d’âge est candidat à sa propre succession pour un sixième mandat controversé.
Les Nations Unies ont demandé aux autorités ougandaises de favoriser un « processus démocratique ».
Bobi Wine avait d’abord été arrêté, début novembre, immédiatement après avoir déposé sa candidature.