Mohamed Safwene Grira
09 Février 2017•Mise à jour: 09 Février 2017
AA/ Bamako/ Moussa Bolly
Un militaire a été tué mercredi dans le Nord du Mali après l'explosion d'une mine au passage de son véhicule, a appris Anadolu de source sécuritaire.
L'incident s'est produit sur la route d'Acharane, entre Goundam et Tombouctou, renseignent les mêmes sources qui précisent que l'explosion a également fait 4 blessés au sein des Forces armées maliennes (FAMA).
Le Mali est en proie à des attaques quasi-quotidiennes prenant pour cible son armée ou la force onusienne qui est déployée dans ce pays depuis juillet 2013.
Quoique rarement revendiquées, ces attaques sont imputables aux groupes terroristes présents dans le Nord et le Centre du pays.
Longtemps épargné, le Sud malien devient de plus en plus la cible de ces "forces négatives". Dans la nuit de mardi à mercredi, une religieuse catholique colombienne a été kidnappée, à Koutiala, dans la partie méridionale du pays.
La toute première attaque terroriste dans le Sud remonte au mois de juin 2015, dans la région de Sikasso. Elle a été suivie, quelques mois plus tard, du retentissant attentat du Radisson Blu, qui a fait 22 morts dans la capitale malienne (Sud).
Ces violences ainsi que des tensions communautaires persistantes hypothèquent l'application de l'accord de paix d'Alger, signé en 2015 entre l'Etat malien et des groupes armés du Nord.
Cet accord prévoit de régler, principalement, la question du statut politique et administratif des régions du Nord qui était au coeur de la crise de 2012.