Afrique

Nord - est / RDC : 12 morts dans de nouvelles attaques en Ituri

- L'armée a confirmé l'attaque sans se prononcer sur son bilan.

Lassaad Ben Ahmed   | 19.09.2019
Nord - est / RDC : 12 morts dans de nouvelles attaques en Ituri

Congo, The Democratic Republic of the
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa

Au moins 12 civils ont été tués par des hommes armés dans la nuit de mercredi à jeudi dans trois localités de l'Ituri dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a fait savoir la société civile locale, déplorant une "nouvelle vague de violence" interethnique.

Les assaillants ont investi les villages de Bluka, Ndooki et Pkatiz où ils ont tué au total 12 personnes dont deux déplacés logés dans un camp également attaqué", a déclaré à Anadolu, Charité Banza, président de la société civile du territoire de Djugu, dont relève les villages attaqués.

"Dans le camp de déplacés situé à Bluka, les assaillants ont tué deux personnes avant d'être pourchassés par l'armée. Ils ont aussi attaqué le village Ndooki, où ils ont tué dix personnes et pillé des certaines de chèvres. Et enfin dans le village de Pkatiz, ils ont seulement incendié des maisons et enlevé une dizaine de personnes", a-t- il expliqué.

Contacté par Anadolu, le porte-parole de l'armée en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo, a confirmé ces attaques, sans se prononcer sur le bilan.

La veille la société civile a dénoncé une autre attaque au cours de laquelle 14 civils ont été tués dans une attaque attribuée aux "assaillants" dans la localité de Dar, près du centre de négoce de Bule.

Les victimes de ces deux derniers jours sont membres de la communauté Hema, qui se dit victime d'exactions perpétrées par les miliciens issus de la communauté Lendu, avec qui elle cohabite sur fond de tensions.

Leur cohabitation difficile et l'implication des milices tribales avait déclenché une guerre civile pour le contrôle des terres au début des années 2000.

Ces violences avaient avait fait 60 000 morts jusqu’à l’intervention d’une force européenne (Artémis) sous commandement français. Certains chefs de guerre capturés avaient été les premiers à être jugés par la Cour pénale internationale (CPI).

Après deux mois d'intenses violences déclenchées en juin dernier, l'Ituri a connu une accalmie suite à des offensives de l’armée en juillet contre les assaillants dirigés, d’après les autorités, par un dénommé Ngudjolo.

Plus de 300 000 personnes ont fui leurs villages, selon l'ONU en juin et une centaine de personnes ont été tuées, selon les autorités provinciales.

Le président Félix Tshisekedi avait dénoncé une "tentative de génocide" pour "déstabiliser" son pouvoir. Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.
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