Niger: Mohamed Bazoum au chevet des populations victimes des attaques terroristes près de la frontière Burkinabè
Niamey
AA/Niamey/Salif Omar
Le président nigérien Mohamed Bazoum a rencontré, vendredi, les populations victimes des attaques terroristes dans la commune de Makalondi et le département de Torodi, dans le sud-ouest du Niger, près de la frontière burkinabè.
La rencontre s'est déroulée dans la ville de Torodi, à une soixantaine de kilomètres de la capitale Niamey où se sont établis plusieurs dizaines de villageois ayant fui leurs villages.
« La vie dans la commune de Makalondi et le département de Torodi est faite aujourd'hui de grandes souffrances », a indiqué le président Mohamed Bazoum dans un discours rapporté par la radio nationale.
Rappelant que ces deux localités ont fait face au « banditisme armé » en 2016, Mohamed Bazoum a déclaré que « maintenant nous avons à faire à une autre forme de violence, soit disant au nom de l'islam, qui s'exerce principalement sur les populations, consistant à prendre les biens de ces dernières, et à les forcer à quitter leurs localités ».
S'adressant aux populations ayant fui leurs villages, Bazoum a promis de « mettre en place un dispositif vigoureux, conséquent » qui va leur permettre « de vivre avec quiétude dans leurs villages », tout en les invitant à « ne pas se décourager, ni céder à la peur ».
Dans la foulée, le président nigérien a tendu la main aux éléments des groupes armés qui alimentent l'insécurité. « Nous lançons un vibrant appel à ces gens qui sont égarés, créant ainsi cette insécurité qui nous préoccupe tous, en leur disant de revoir un peu leurs actes et savoir ce qu'ils en gagnent en perturbant la vie des populations, et en menant la vie qu'ils ont aujourd’hui », a-t-il lancé.
« Nous tenons à leur dire que nos portes sont toujours ouvertes tant qu'ils renonceront à cette vie qui ne les conduit nulle part, nous leur créerons des conditions pour qu'ils vivent normalement comme tout citoyen », a promis Mohamed Bazoum.
Situés dans la région de Tillaberi, la commune de Makalondi et le département de Torodi sont confrontées depuis 2017 à des attaques armées attribuées aux groupes terroristes opérant dans la zone dite « des trois frontières » entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger. De nombreux postes de police, des convois de l’armée, des bus et des camions de transport ont été attaqués dans ces deux localités. C'est aussi dans la commune de Makalondi que des hommes armés ont enlevé le prêtre italien Pier Luigi Maccali en septembre 2018.
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