Afrique

Maroc : le nord du pays, frappé par des inondations, secoué par de faibles séismes

- L’armée achemine de l’aide vers des villages isolés tandis que les évacuations se poursuivent

Tarek Chouiref  | 08.02.2026 - Mıse À Jour : 09.02.2026
Maroc : le nord du pays, frappé par des inondations, secoué par de faibles séismes

Istanbul

AA/Rabat/ Ahmad Bentaher/ Khalid Mejdoub

Le nord du Maroc a été secoué samedi par deux séismes de faible magnitude, alors que de vastes zones du pays restent confrontées à des inondations généralisées ayant isolé des localités, submergé des villages et contraint des dizaines de milliers d’habitants à l’évacuation.

La première secousse, d’une magnitude de 3,8 sur l’échelle de Richter, a été enregistrée dans la région d’Arbaa Taourirt, dans la province d’Al Hoceima, selon Nasser Jabour, directeur de l’Institut national de géophysique.

Le tremblement de terre s’est produit à une profondeur de 13 kilomètres, sans faire de victimes ni causer de dégâts matériels.

Une seconde secousse, d’une magnitude de 2,8, a ensuite été enregistrée dans la région de Tilouguite, dans la province d’Azilal, également sans dommages signalés.

Nasser Jabour a indiqué que des dizaines de répliques plus faibles ont été détectées le même jour dans différentes régions du pays, leur intensité n’excédant pas deux degrés et étant restées, pour la plupart, imperceptibles pour la population.

Cette activité sismique intervient alors que les provinces du nord et de l’ouest demeurent submergées par des précipitations exceptionnelles, à l’origine de graves inondations depuis fin janvier, coupant des axes routiers et encerclant des communautés entières.

Selon des correspondants d’Anadolu sur le terrain, plusieurs villes et villages, dont Oulad Hussein près de Sidi Slimane et Al-Hawafat dans la province de Sidi Kacem, restent entourés par les eaux, obligeant les Forces armées royales à acheminer une aide alimentaire aux habitants bloqués.

Des données officielles indiquent que les inondations ont touché les provinces de Larache, Kénitra, Sidi Kacem et Sidi Slimane, après le débordement du fleuve Loukkos, consécutif au barrage Al-Wahda (Oued Al-Makhazine) qui a atteint, pour la première fois, 156 % de sa capacité.

Le journaliste local et observateur environnemental Adel Al-Aoud a affirmé que plusieurs communautés rurales demeurent inaccessibles plusieurs jours après la montée des eaux, contraignant les autorités à évacuer les habitants vers des centres d’hébergement temporaires.

Il a précisé que les équipes d’urgence ont distribué des vivres, des couvertures et des médicaments aux villages isolés, tandis que les forces de sécurité ont interdit aux civils de tenter des traversées jugées dangereuses à proximité des zones inondées.

Vendredi, le ministère de l’Intérieur a annoncé que plus de 154 000 personnes avaient été évacuées des provinces touchées par les inondations au cours des dix derniers jours, les fortes pluies continuant de compliquer les opérations de secours et d’assistance.

Le Maroc demeure en état d’alerte maximale face aux épisodes météorologiques extrêmes, depuis les inondations meurtrières qui ont frappé la ville occidentale de Safi en décembre 2025, faisant 37 morts, un drame qui continue d’influencer les dispositifs nationaux de gestion des urgences.

*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir

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