Esma Ben Said
10 Février 2016•Mise à jour: 11 Février 2016
AA/Bamako/Moussa Bolly
Trois militaires maliens ont été tués dans l'explosion d'une mine, au passage de leur véhicule, dans la région de Mopti (Centre), à proximité de la frontière avec le Burkina Faso, a annoncé le ministre malien de la Défense, Tièman Hubert Coulibaly.
Dans un communiqué publié mardi soir, le ministre de la Défense a précisé que le «véhicule d'une patrouille des Forces armées maliennes (Fama) a sauté sur un engin explosif improvisé (EEI) dans le secteur de Mondoro», situé à plus de 300 km à l’Est de la ville de Mopti (Centre).
«L'armée déplore trois morts et deux blessés évacués vers Mopti», poursuit le communiqué dont Anadolu a reçu copie.
Condamnant «cet acte lâche et criminel», Coulibaly a encouragé les Forces armées maliennes «dans leur lutte contre le terrorisme», invitant, par ailleurs, «les populations à continuer à apporter leur soutien dans la traque des terroristes».
Les attaques contre l’armée malienne dans le Centre et le Nord du pays sont fréquentes, la dernière datant du 5 février. Un officier malien avait alors péri dans une attaque contre une base de l’ONU à Tombouctou (Nord-Ouest) revendiquée, le lendemain, par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Malgré la présence internationale - un millier de soldats français déployés dans le cadre de Barkhane et près de 10 mille hommes dans le cadre de la force onusienne Minusma- et en dépit de la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix entre le gouvernement et des groupes armés, la menace terroriste est toujours très présente au Mali.