Lassaad Ben Ahmed
16 Novembre 2020•Mise à jour: 16 Novembre 2020
AA / Kané Illa
Le Premier ministre malien Moctar Ouane a relancé, lundi, les travaux du Comité de suivi de l'accord de paix et de réconciliation au Mali issu du processus d'Alger.
C'est ainsi qu'il a présidé la quarante-et-unième session ordinaire de ce Comité, au siège de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma).
Dans le discours qu'il a prononcé à cette occasion, et consulté par l'agence Anadolu, le Premier ministre malien a indiqué que cette session "marque la reprise des travaux du CSA après plusieurs mois de suspension dus en grande partie au contexte socio-politique agité".
Il a poursuivi, en notant que "la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger (APR) a enregistré quelques lenteurs dans sa mise en œuvre et révélé l’insuffisance de dividendes concrets pour les populations, sur fond de dégradation de la situation sécuritaire".
Rappelant que "depuis leur mise en place, les organes de la Transition ont, à plusieurs reprises, exprimé leur attachement indéfectible à ce processus", le chef du gouvernement malien a indiqué que "la durée relativement courte de la Transition (18 mois) exige de faire des choix et de définir des priorités claires dont la mise en œuvre donnera un nouvel élan à l’APR".
C'est pourquoi, il a appelé à "l’engagement sans faille de toutes les composantes de la nation malienne", insistant sur "l’importance d’inclure tous les segments de la nation malienne à la mise en œuvre de l’accord pour un processus véritablement inclusif, apaisé et plus efficace".
Ouane a appelé ses compatriotes à accorder la priorité à quatre points en vue de faire avancer la mise en œuvre de l'accord de paix.
Il s'agit du processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), l’accélération des réformes politiques et institutionnelles, le soutien aux actions de développement et la relance du chantier de la réconciliation nationale.
Pour rappel, le 16 et le 20 juin 2015, suite à des négociations menées dans la capitale algérienne Alger, le gouvernement malien et la Coordination des mouvements de l'Azawad avait signé un accord portant, entre autres, sur le retour de la paix et le développement des régions maliennes situés dans le Nord du pays.