Lassaad Ben Ahmed
11 Octobre 2018•Mise à jour: 15 Octobre 2018
AA / Kané Illa
Les élections législatives, prévues pour le 26 novembre, ont été reportées à une date ultérieure, a annoncé le premier ministre malien Soumeylou Boubèye Maïga lors d’une rencontre avec les responsables des partis au pouvoir, ont rapporté les médias locaux.
«Pour l’agenda des élections législatives, en concertation et en accord avec le Président de la République, nous avons décidé de reporter les élections», a rapporté le site d’informations «Malijet».
Selon le média, le PM malien a expliqué le report des législatives par le souci de «parachever le découpage territorial pour que toutes les populations puissent participer aux élections au même moment et pour éviter les mécontentements».
Soumeylou Boubèye Maïga n’a donné aucun détail sur les nouvelles dates retenues. C’est la deuxième fois que les autorités maliennes décident de reporter les élections législatives.
Selon le premier chronogramme, publié fin août, ces élections devraient avoir lieu entre le 28 octobre et le 18 novembre. Elles avaient été reportées initialement au 26 novembre et au 16 décembre.
Justifiant ce premier report, le ministre malien de l’Administration territoriale Mohamed Ag Erlaf avait cité la grève des magistrats maliens (entamée depuis environ deux mois en contestation des conditions financières et de travail, ndlr) qui "a empêché l'acquisition de certains documents comme le casier judiciaire, nécessaire pour postuler aux législatives".
Dans une déclaration publiée le 26 septembre dernier, l’opposition malienne avait demandé le report de ces législatives, soutenant «qu’aucune élection régulière, transparente et démocratique ne peut être organisée avant que ne soient corrigées les graves insuffisances et que ne soit mis à plat le système de fraude organisée lors de la dernière élection présidentielle».
Répondant à une demande introduite par le Premier ministre, la Cour constitutionnelle malienne a déclaré, le 12 septembre dernier, dans un avis, que le mandat des députés prendra fin le 31 décembre prochain.
«La prorogation du mandat des députés n’étant prévue par aucune disposition constitutionnelle ou législative.», a indiqué la Cour.