Nadia Chahed
11 Octobre 2018•Mise à jour: 11 Octobre 2018
AA/Kané Illa
Les magistrats maliens ont décidé la poursuite de leur mouvement de grève, entamé depuis le 25 juillet dernier, jusqu'à la satisfaction de leurs revendications, indique un communiqué conjoint de leurs syndicats.
Cette décision a été prise, mercredi, à l’issue d’une Assemblée générale, précise le communiqué co-signé par le Syndicat autonome de la magistrature (Sam) et le Syndicat libre de la magistrature (Sylima), et consulté par Anadolu.
Les magistrats précisent dans le communiqué avoir décidé "du maintien du mot d’ordre de grève illimitée jusqu’à l’aboutissement" de leurs "revendications légitimes".
En plus de la "sécurisation" des magistrats et de la révision à la hausse de leurs salaires, les deux syndicats posent de nouvelles exigences.
Ils exigent, notamment, la "démission" du premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga et de ses ministres de la Justice et de la Fonction publique, celle du président de la Cour suprême et la "récusation" de ce dernier dans toute procédure opposant les magistrats et le gouvernement, ainsi que l’annulation du "décret illégal" par lequel le gouvernement entend réquisitionner des magistrats en grève.
Les nouvelles exigences des magistrats interviennent après la décision du gouvernement de réquisitionner des magistrats grévistes. Pour les magistrats, cette mesure visant à faire travailler certains de leurs collègues pendant les jours de grève est "illégale" et viole les textes maliens et internationaux régissant le droit de grève.