Lassaad Ben Ahmed
05 Avril 2018•Mise à jour: 06 Avril 2018
AA / France / Fawzia Azzouz
Le porte-parole de l’Etat Major des Armées françaises a indiqué jeudi que 30 terroristes avaient été abattus par les forces françaises et maliennes, au cours de violents affrontements avec un «groupe terroriste armé», près de la frontière entre le Niger et le Mali, ont révélé les médias français.
Le colonel Patrik Steiger a indiqué qu’il s’agissait d’une «opération de reconnaissance et de contrôle de zone dans la région d’Akabar, menée depuis le 28 mars par un détachement de commandos parachutistes de “Barkhane” et des forces maliennes (FAMA), en liaison avec les forces armées nigériennes et accompagnés par un groupe d’autodéfense local», a rapporté le journal Le Monde.
D’après l’état-major des armées françaises, si aucun soldat français n’a été tué, «des pertes» sont à déplorer côté malien.
Les forces militaires française et maliennes intervenaient dans le cadre de l’opération Barkhane et visaient la région d’Akabar, car elle est considérée comme un repère de Daech au grand Sahara.
Pour rappel, depuis 2013 de très nombreuses factions terroristes ensanglantent la région régulièrement en menant des attentats sur la zone, malgré la dispersion d'Al-Qaïda au Sahel.
La dernière attaque terroriste d'envergure reste l'attentat mené le 2 mars dernier à Ouagadougou au Burkina Faso et qui avait visé l'ambassade française ainsi que l'état-major des armées burkinabè, faisant 8 morts selon un bilan officiel.
L’Etat Major avait déjà indiqué mi-mars avoir neutralisé une soixantaine de terroristes en un mois dans la région du Sahel.
L'armée française est mobilisée dans la région du Sahel au sein de l'opération Barkhane composée de 4000 soldats et qui devrait être renforcée par les forces opérationnelles du G5 Sahel à compter de mi-2018.
Le G5 Sahel, composé du Mali, du Tchad, de la Mauritanie, du Niger et du Burkina Faso est appuyé par la France, l'Allemagne et de nombreux autres pays qui ont notamment participé à son financement comme l'Arabie Saoudite et le Qatar qui ont fait don respectivement de 100 et 30 millions de dollars à la force conjointe.