Mali : Barkhane prépare une vaste opération au Liptako
« Le sens premier de la mission tient à la stabilisation du Liptako», une région étendue entre le Mali, le Niger et le Burkina faso, a déclaré le ministère français des Armées dans un communiqué.Lassaad Ben Ahmed
02 Avril 2019•Mise à jour: 03 Avril 2019
TunisiaAA / Tunis
La force armée française au Sahel, Barkhane, s’apprête à mener, en partenariat avec les forces maliennes, une « vaste opération » au Liptako, une région qui s'étend entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, a annoncé le ministère français des Armées dans un communiqué.
« Près de 500 militaires français de la force Barkhane se sont rassemblés en moins de trois jours sur la base avancée de Ménaka. C’est de cette emprise, à l’est du Mali, qu’ils se sont lancés dans une vaste opération à travers le Liptako, aux côtés de leurs partenaires des forces armées maliennes », a annoncé le communiqué, rendu public lundi.
Le but de l’opération, selon le ministère français des Armées consiste à stabiliser toute une région, en proie à des attaques terroristes et des violences intercommunautaires meurtrières, dans le Sahel africain.
« Le sens premier de la mission tient à la stabilisation du Liptako. La méthode employée consiste à occuper le terrain et à conduire des reconnaissances ciblées dans les zones frontalières au sein desquelles les groupes armés terroristes pourraient être tentés de s’implanter à nouveau », ajoute la même source.
Du matériel militaire et logistique conséquent a été déployé en appui à cette mission, selon le communiqué.
« Depuis plusieurs semaines, les militaires de la force Barkhane et leurs partenaires travaillent sur la planification de l’action à mener à l’aide de cartes et de maquettes », précise encore le communiqué officiel.
Pour rappel, la force Barkhane a été déployée dans le Sahel africain depuis août 2014. Elle compte environ 4500 hommes et vise « à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace ».
Jusqu’à présent, la situation est loin d’être sous contrôle. Le 23 mars dernier, des chasseurs dogons ont massacré 160 civils peuls, suscitant une large condamnation internationale.
Des attaques récurrentes sont également enregistrées, notamment au Burkina Faso et au Niger.