Mali : 17 civils tués par des terroristes à la frontière avec le Niger
Esma Ben Said
02 Mai 2018•Mise à jour: 02 Mai 2018
Bamako
AA / Pascal Mulegwa
Dix-sept civils, dont des personnes âgées, ont été tués mardi dans deux villages maliens proches de la frontière avec le Niger, quelques jours après une attaque des terroristes ayant fait une quarantaine de morts à Ménaka, ont annoncé mercredi deux groupes armés maliens.
Au moins 47 civils avaient été tuées les 26 et 27 avril derniers dans la région de Menaka (nord-ouest), une zone, d'après l'ONU.
"Les éléments du même groupe terroriste ont procédé au cours de cette journée du 1er mai à l'exécution sommaire de 17 personnes à Tindinbawén et Taylalene, deux localités de la commune de Menaka", a indiqué dans un communiqué la coalition Gatia-MSA souvent épaulée par l'opération française Barkhane et les forces armées du Mali contre des terroristes.
La nouvelle attaque a "atteint un niveau d'horreur inégalé, des personnes âgées ont été brûlées vives dans leurs maisons. Les assaillants après leur forfait ont emporté des biens appartenant aux populations", ont dénoncé les deux groupes.
Ces dernières semaines la région de Ménaka connue comme un territoire de retranchement des terroristes et autres bandes armés connaît une vague de tueries.
La force française Barkhane a "condamné" mardi dans un communiqué les "actes terroristes" commis "à l'encontre de familles civiles" dans les campements d'Aklaz et d'Awakassa. Les auteurs de ces "exactions" appartiennent "vraisemblablement" à Daech "dans le grand Sahara".
Tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes terroristes liés à Al-Qaïda, à la faveur d'une rébellion touareg déclenchée en janvier de la même année, le Nord du Mali a été libéré en 2013 grâce à l’Opération "Serval", une intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France.
Cependant des zones entières échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières.
Malgré la situation sécuritaire inconfortable du Mali , le gouvernement a convoqué vendredi dernier l'électorat pour la présidentielle officiellement prévue le 29 juillet.
Au pouvoir depuis 2013, le président Ibrahim Boubacar Keïta, n'est pas encore déclaré candidat à sa succession bien qu'une centaine d’associations de sa coallition ont apporté leur soutien à sa candidature en mars dernier.
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