AA/Blantyre (Malawi)/ Moses Michael-Phiri
Les employés du Parlement malawite ont mené, mardi, une grève pour forcer le gouvernement à annuler la décision de réduire une augmentation promise de leurs salaires annuels, perturbant ainsi l’activité du Parlement.
« Nous sommes fatigués des fausses promesses ; nous voulons des actions maintenant » a déclaré le président de l’Union des employés du Parlement, Leonard Tilingamawa, aux journalistes.
«Récemment, nous avons lu dans les journaux que des membres du Parlement, le président et ses députés, ont obtenu une augmentation de leurs salaires. Donc quel est le problème en ce qui nous concerne?» a fulminé Tilingamawa.
Le président de l’Union a expliqué que les employés sont en discussion avec le gouvernement depuis longtemps, sans aucun résultat enregistré.
Les travailleurs parlementaires réclament, depuis l’année dernière, une augmentation de leurs salaires à hauteur de 24%.
Réticent, le gouvernement semblait dernièrement plier sous la pression des travailleurs, pour finalement se rétracter en n’offrant qu’une hausse de l’ordre de 9%.
Furieux, les travailleurs ont profité de la tenue d’une séance du nouveau Parlement lundi, pour investir les lieux et forcer les députés à annuler une réunion de discussion sur le budget de l’Etat à moyen terme et à fermer le bâtiment.
Le président malawite, Peter Mutharika, a décrit la grève comme «fâcheuse» et déclaré espérer voir la réunion sur le budget être tenue avant la fin du délai.
Le président de l’Assemblée nationale, Richard Msowoya, a déclaré que la grève risquait d’affecter le programme du Parlement.
« Nous allons nous assurer de résoudre rapidement la crise […] et nous espérons poursuivre la réunion dès que possible » a déclaré Msowoya.