Afrique

Libye : le Conseil présidentiel accuse Haftar de “génocide”

- Pour le gouvernement d’entente nationale, “les troupes de Haftar ont exterminé des familles entières à Tarhouna (au sud-est de Tripoli), tué des enfants et enterré des hommes vivants"

Meher Hajbi   | 13.06.2020
Libye : le Conseil présidentiel accuse Haftar de “génocide”

Libyan

AA - Tripoli

Le Conseil présidentiel du gouvernement libyen d’entente nationale a accusé les milices du général renégat, Khalifa Haftar, d’avoir commis “un génocide” et placé des mines dans les jouets des enfants dans des les régions auparavant sous leur emprise.

C’est ce qui ressort du communiqué rendu public, samedi, à travers lequel le gouvernement reconnu par la communauté internationale exige “une condamnation internationale” et une enquête sur les crimes commises par Haftar et ses milices.

“Les atrocités du génocide commis par les milices de Haftar ont été révélées au monde, rapporte le communiqué. Il mérite d’être exclu d’être partenaire de paix et tous ceux qui le soutiennent doivent rendre des comptes.”

Pour le gouvernement d’entente nationale, “les milices de Haftar ont exterminé des familles entières à Tarhouna (au sud-est de Tripoli), tué des enfants et enterré des hommes vivants après leur avoir attachés les mains et les pieds”.

De son côté, l'armée libyenne avait annoncé, vendredi, la découverte de 3 nouveaux charniers dans la ville de Tarhouna et ses environs, outre les 8 autres auparavant trouvés dans la même ville.

Le Conseil présidentiel a indiqué que les milices de Haftar avait commis un autre crime dans les environs de Tripoli, en plantant des mines dans des jouets pour enfants et dans les coins des maisons des civils.

"Certaines mines sont équipées de technologies modernes suffisantes pour anéantir toute une équipe de déminage avant d'être démantelées. Elles auraient été placées par des éléments étrangers”, selon la même source.

Dans ce contexte, l'Organisation des Nations unies a appelé, vendredi, à une enquête sur les crimes des milices de Haftar, “pour rendre justice au peuple libyen et tenir pour responsables les assassins et ceux qui les soutiennent”.

Il est à rappeler qu’une femme a été tuée alors que son fils a été blessé dans l’explosion d’une mine terrestre plantée par les hommes de Haftar à Aïn Zara, au sud de Tripoli.

*Traduit de l’arabe par Meher Hajbi

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