Meher Hajbi
12 Juin 2020•Mise à jour: 12 Juin 2020
AA - Tripoli
L'armée libyenne a annoncé, vendredi, avoir trouvé 3 nouveaux charniers dans la ville de Tarhouna et ses environs, situées au sud-est de la capitale Tripoli.
C’est ce qu’a fait savoir le centre des médias de l’opération Volcan de la Colère, relevant du gouvernement d’entente nationale, dans un communiqué rendu public, où il explique que “les charniers ont été trouvés dans les zones du projet agricole de Tarhouna et le marché proche de la ville”.
Selon la même source, la commission en charge du ministère de la Justice a refermé les charniers et interdit aux citoyens de s’en approcher, en vue d’extraire les corps.
Il est à rappeler que cette nouvelle découverte s’ajoute à 8 charniers découverts par l’armée à Tarhouna ces derniers jours dans des zones auparavant contrôlées par les milices du général renégat, Khalifa Haftar, auteurs de ces violations.
De son côté, le représentant permanent de la Libye auprès de l'Organisation des Nations unies (ONU), Taher al-Sunni, s'est dit “surpris” de savoir si la Cour pénale internationale (CPI) aura besoin de preuves sur “les crimes” de la milice de Haftar, suite à la découverte de 8 charnière à Tarhouna.
Al-Sunni a également fait savoir que “ces massacres ont eu lieu lors de la tentative des troupes de Haftar de prendre le contrôle de la ville”, avant de s’interroger : “Qui ose encore parler de dialogue avec un criminel de guerre? Et la CPI a-t-elle encore besoin de preuves supplémentaires contre lui?"
Dans ce contexte, la Mission d'appui des Nations unies en Libye avait appelé, via un communiqué rendu public, jeudi, à une enquête rapide et transparente sur la découverte de 8 charniers, la plupart à Tarhouna.
“Les autorités libyennes doivent mener, conformément au droit international, une enquête rapide, transparente et efficace sur les informations faisant état d'exécutions extrajudiciaires”, rapporte le communiqué.
*Traduit de l’arabe par Meher Hajbi