Fatma Bendhaou
17 Août 2022•Mise à jour: 22 Août 2022
AA / Peter Kum
Le Tchad et le Soudan, qui partagent une frontière de 1 300 kilomètres, ont signé, mardi, « un accord de non-agression après les violences transfrontalières », a annoncé sur Twitter le Centre africain pour le dialogue, les Études stratégiques et de sécurité (Cades).
Dans un article publié mardi, le journal local tchadien, Alwihda Info, a souligné que cet accord de non-agression a été acté par les commandants de la force mixte Tchad-Soudan, le général Ousman Barh Mahamat Itno du Tchad et le général Djallal Bakhit Ibrahim du Soudan qui ont fait une descente de terrain après les violences transfrontalières survenues le 4 août courant.
Les violences transfrontalières entre le Tchad et le Soudan, qui se sont produites à la frontière du Darfour (au Soudan), ont causé la mort de 18 personnes et fait 14 blessés côté Soudan, ainsi que 9 morts et 22 blessés côté Tchad, selon l'état-major tchadien de la force mixte.
L’armée nationale tchadienne avait souligné que « la genèse du problème serait partie de l'enlèvement de cinq têtes de chameaux en territoire tchadien par des citoyens soudanais, ce qui a dégénéré en affrontements lors de la course-poursuite par les propriétaires ».
Selon Alwihda Info, « les commandants de la force mixte ont mis en place une commission pour régler le conflit et trouver des solutions ».
Par ailleurs, « les chameaux enlevés de part et d'autre ont été restitués aux propriétaires tandis que les deux parties ont signé un accord de non-agression ».
Pour rappel, un accord pareil entre les deux pays avait été signé en mars 2008 à Dakar, au Sénégal, après des accusations du gouvernement tchadien selon lesquelles des colonnes de rebelles parties du Soudan auraient pénétré dans l'est du Tchad.
Il avait été signé sous l'égide des Présidents sénégalais Abdoulaye Wade, gabonais Omar Bongo, et en présence du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.