Khalid Mejdoub
25 Mars 2016•Mise à jour: 25 Mars 2016
AA / Rabat / Khalid Mejdoub
Le ministre des Télécommunications et porte-parole du gouvernement marocain, Mustapha el-Khalfi, a déclaré jeudi que son pays ne renoncera pas aux décisions qu’il a prises récemment à la suite des déclarations du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki moon, lequel a qualifié la présence marocaine au Sahara d’«occupation».
El-Khalfi a estimé que son pays a réagit de manière adéquate face à des propos «graves et dangereux» et «portant atteinte au peuple marocain», précisant que c’est la première fois qu’un secrétairegénéral de l’ONU utilise le mot «occupation» pour décrire la situation au Sahara. «Dans 65 résolutions du Conseil de sécurité relatives au Sahara, ce mot n’y figure pas», a-t-il poursuivi.
Le ministre marocain a par ailleurs exprimé l’attachement de son pays au respect du cessez-le-feu au Sahara, indiquant que le Maroc coopère avec la MINURSO à ce sujet.
Plusieurs fonctionnaires de la mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) avaient quitté, dimanche, le pays à la demande formulée jeudi dernier par Rabat.
Le Secrétaire général des Nations Unies avait visité les camps des réfugiés sahraouis établis en Algérie, au début du mois de mars courant, précisant à cette occasion qu’il ne ménagera aucun effort pour contribuer à identifier une solution à la crise du Sahara.
Colonie espagnole jusqu’à 1975, le Sahara est un territoire situé, au sud du Maroc. Il est disputé par le Maroc et le Front Polisario appuyé par l’Algérie.
Un cessez-le-feu a été conclu en 1991 entre les deux parties sous les auspices des Nations Unies qui maintiennent une Mission sur place, dont le mandat pour organiser un référendum d'autodétermination est renouvelé chaque année, en vertu de la résolution 690 du Conseil de sécurité (avril 1991).
EZ