Afrique

L'Afrique s'achemine vers une fin d’année "très électorale" (Infographie)

-Des élections sont prévues avant la fin de l'année en Guinée Conakry, Côte d'Ivoire, Ghana, Burkina Faso, Seychelles, Tanzanie, Centrafrique et au Niger.

Nadia Chahed   | 17.10.2020
L'Afrique s'achemine vers une fin d’année "très électorale" (Infographie)

Kinshasa


AA/ Pascal Mulegwa

Après trois premiers trimestres marqués par des élections présidentielles au Burundi, au Togo et au Malawi et des élections parlementaires en Ethiopie, l’Afrique s’achemine vers un quatrième trimestre marqué par des élections dont cinq présidentielles aux « enjeux élevés » en Afrique de l’Ouest, selon les Nations Unies.

Guinée Conakry :

Plus de 5 millions de Guinéens vont élire leur président le 18 octobre. Douze candidats dont le président Alpha Condé sont en lice.

La campagne électorale s’est déroulée sur fond de contestation alors que l'opposition remet en cause la légitimité du président Condé à concourir à un troisième mandat. L'ancienne Constitution limitait le nombre de mandats présidentiels à deux., un nouveau texte a été adopté en mars ouvrant la porte au chef de l'Etat Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010, à un 3ème mandat.

Côte d’Ivoire :

En côte d’ivoire, le processus électoral est dans sa dernière ligne droite avec le lancement de la campagne électorale jeudi 15 octobre pour la présidentielle prévue le 31 octobre.

Henri Konan Bédié (PDCI) et Pascal Affi N’Guessan (FPI), les deux principaux candidats de l'opposition se sont déclarés «pas du tout concernés par le processus électoral en cours », estimant même que celui-ci était « illégal ».

Au pouvoir depuis 2009, Alassane Ouattara, s’est déclaré candidat pour un troisième mandat après la mort de son premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, candidat qu’il avait désigné pour sa succession. Une candidature rejetée par l'opposition qui pointe également du doigt le Conseil constitutionnel qu'elle accuse d'être « à la solde du pouvoir ».

Cette instance avait, en effet, rejeté 40 des 44 candidatures soumises, dont celles de l’ancien président Laurent Gbagbo et de l’ancien premier ministre Guillaume Soro, en exil à Paris.

Burkina Faso:

Quelque 6 492 868 électeurs burkinabé seront appelés aux urnes pour le double scrutin présidentiel et législatif du 22 novembre prochain.

Le président sortant Christian Marc Kaboré, s’est porté candidat en dépit d’un premier mandat émaillé par les attaques terroristes et une grogne sociale dans l’administration.

Le chef de file de l’opposition, Zéphirin Diabré, arrivé deuxième lors de la présidentielle de 2015 avec 29,65% des suffrages et Eddie Komboïgo, 56 ans, pour le compte du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) le parti de l’ancien président Blaise Compaoré, sont également en lice, aux côtés de Kadré Désiré Ouédraogo, ancien Premier ministre (1996-2000) et Tahirou Barry arrivé en troisième position à la présidentielle de 2015.

Les Seychelles :

Des élections présidentielle et législatives seront tenues les 22, 23 et 24 octobre prochains, 74 634 Seychellois inscrits sur les listes électorales seront appelés à élire leur président et leurs députés.

Le président en fonction Danny Faure et les opposants Wavel Ramkalawan et Alain Saint-Ange sont les seuls trois hommes retenus pour le scrutin présidentiel. Arrivé au pouvoir en 2016 après la démission de James Michel, le président Danny Faure issu du parti au pouvoir depuis 43 ans, a des adversaires de taille.

Wavel Ramkalawan, est la figure phare de l'opposition. Appelé « father » pour ses anciennes fonctions de pasteur anglican, Il dirige le Lalians Demokratik Seselwa (LDS), un parti né de l'union de plusieurs partis d'opposition. En 2016, cette coalition avait remporté la majorité des sièges à l'Assemblée nationale. Cinquantaine d’âge, Il est vétéran. Il a déjà concouru à la prestigieuse fonction de chef d’Etat cinq fois consécutives. En 2015, Wavel Ramkalawan, avait remporté plus de 33% des voix au premier tour de l'élection.

Tanzanie :

Le président sortant, John Magufuli, au pouvoir depuis 2015, va affronter 14 autres candidats à la prochaine élection présidentielle tanzanienne prévue le 28 octobre prochain.

Les principaux challengers du président sortant sont Tundu Lissu du principal parti d’opposition (Ndlr ... Chadema) et l'ex-ministre des Affaires étrangères, Bernard Membe.

Le premier est rrentré en Tanzanie en juillet 2020 après trois ans de soins en Belgique suite à une tentative d'assassinat alors que le second avait été limogé du gouvernement en février.

John Magufuli est issu de Chama cha Mapinduzi (CCM), parti créé en 1977 et qui a remporté toutes les élections présidentielles et législatives depuis l'instauration du multipartisme en 1992.

Ghana :

Le président sortant Nana Akufo Addo du Nouveau parti patriotique (NPP) au pouvoir depuis 2016, s'est lui aussi déclaré candidat pour la présidentielle du 7 décembre et affrontera l’un de ses prédécesseurs, l'ancien président John Dramani Mahama du principal parti d'opposition, le Congrès national démocratique (NDC) et Hassan Ayariga, fondateur du parti All People's Congress (APC).

Élu en 2012, John Dramani Mahama, dont le mandat a été émaillé d’une crise économique persistante au pays et des allégations de corruption, n’avait pas été réélu en 2016.

Aussi bien en Centrafrique qu'au Niger, la prochaine présidentielle est prévue le 27 décembre prochain.

Niger:

Le second tour de la présidentielle est prévu en février 2021 après un premier tour couplé aux législatives. Contrairement à ses homologues africains, le président Mahamadou Issoufou, arrivé au terme de son second et dernier mandat légal, a promis de ne pas briguer un nouveau mandat.

Sa formation politique, le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS) a déjà investi l’ancien ministre de l’Intérieur, Bazoum Mohamed, pour défendre ses couleurs.

Une dizaine d’autres personnalités parmi lesquelles l’ancien président de la République Mahamane Ousmane, l’ancien président de la transition militaire de 2010-2011 le général Djibo Salou et l’ancien ministre des affaires étrangères Ibrahim Yacoubou, ont déjà annoncé leurs candidatures.

7.446.556 Nigériens seront appelés aux urnes pour ces scrutins.

En Centrafrique, pays où les deux tiers du territoire national sont toujours contrôlés par des groupes armés, malgré un accord de paix signé en février 2019 à Khartoum entre le gouvernement et 14 milices, le scrutin est à haut risque.

En fonction depuis 2016, Faustin-Archange Touadera, est candidat à sa propre succession mais ses prédécesseurs aussi. L’ex-président François Bozizé, chassé du pouvoir par une coalition de mouvements rebelles, appelée la Séléka en 2013 et revenu mi-décembre 2019 en catimini à Bangui, a annoncé sa candidature à l'élection de décembre. L’ancienne cheffe de la transition (2014 – 2016), Catherine Samba-Panza, est aussi candidate. Elle n’est affiliée à aucun parti politique dans ce pays, l’un des plus pauvres au monde.

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