Merve Gül Aydoğan Ağlarcı
11 Décembre 2025•Mise à jour: 12 Décembre 2025
AA / Hamilton / Merve Aydogan
Un haut responsable des Nations Unies a déclaré jeudi que la région d'Afrique centrale avait réalisé des progrès constants au cours des derniers mois, tout en restant confrontée à des pressions politiques et humanitaires majeures.
« Au cours des six derniers mois, l'Afrique centrale a accompli des progrès significatifs, même si la région continue de faire face à des défis », a indiqué Abdou Abarry, Représentant spécial et chef du Bureau régional des Nations Unies pour l'Afrique centrale (UNOCA), devant le Conseil de sécurité de l'ONU.
Il a estimé que la région « demeure globalement stable ».
Soulignant que les transitions politiques en Afrique centrale touchent à leur fin, Abarry a déclaré : « D'ici à la fin de l'année, il n'y aura plus de transitions politiques en cours en Afrique centrale, le Gabon achevant la sienne après des élections tenues dans un climat apaisé. »
Il a salué ces avancées tout en insistant sur la nécessité pour le Gabon « de maintenir une politique de dialogue et d'inclusion » afin que ce nouveau chapitre « s'écrive en lettres d'or ».
Cependant, le tableau reste assombri par la situation au Soudan. « La crise sécuritaire et humanitaire au Soudan, malheureusement, perdure », a déploré Abarry. Il a précisé qu'entre le début du conflit en 2023 et le début du mois de novembre 2025, « plus de 1,2 million de réfugiés, de demandeurs d'asile et de retournés tchadiens sont arrivés au Tchad ».
Depuis la chute d'El Fasher, « 12 930 nouveaux réfugiés sont arrivés », a-t-il ajouté, louant au passage « l'hospitalité et la générosité remarquables » du Tchad.
Abarry a exhorté le Conseil à poursuivre ses efforts pour mettre un terme à la crise soudanaise, avertissant qu'elle affecte « la paix et la stabilité du Tchad, de la RCA (République centrafricaine) et de la région entière ».
Enfin, il a exprimé ses inquiétudes concernant le manque de financement de l'ONU, affirmant que la « réduction de 20 % des effectifs » et les restrictions de déplacement « entravent sérieusement notre capacité » à mener à bien la mission de l'UNOCA. Il a lancé un appel au soutien pour que son bureau puisse continuer d'œuvrer pour « une Afrique centrale de paix, de stabilité et de prospérité ».
* Traduit de l'anglais par Mariem Njeh