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La Mission de l'ONU en Libye: Le gouvernement Dbeibeh est détenteur de la légitimité

- La Mission onusienne en Libye a exhorté la Chambre des représentants à "parachever l'examen de la loi électorale au plus tard la semaine prochaine", appelant toutes les parties à s'abstenir de toute action sapant la voie vers les élections.

1 23   | 22.09.2021
La Mission de l'ONU en Libye: Le gouvernement Dbeibeh est détenteur de la légitimité

Libyan

AA/ Libye

La Mission des Nations Unies en Libye a déclaré, mardi, que le gouvernement d'union nationale dirigé par Abdulhamid Dbeibeh reste légitime, jusqu'à son remplacement dans le cadre d'un processus régulier, après les élections de décembre prochain, appelant à s'abstenir de toute action sapant cette échéance.

C'est ce qui ressort de la première réaction de la Mission onusienne après le vote d'une motion de censure contre le gouvernement Dbeibeh par le Parlement plus tôt dans la journée de mardi.

Le retrait de confiance au gouvernement Dbeibeh, a été voté par une majorité de 89 députés sur les 113 présents, au milieu de protestations et du rejet de cette motion par le Haut Conseil d'État.

La Mission onusienne a déclaré, dans un communiqué, qu'elle "a accueilli avec préoccupation des informations selon lesquelles la Chambre des représentants a retiré la confiance au gouvernement d'union nationale".

Et de souligner que "le gouvernement d'union nationale actuel demeure légitime jusqu'à son remplacement par un autre cabinet dans le cadre d'un processus régulier après les élections".

La Mission de l'ONU en Libye a également signalé qu'elle "s'attendait à ce que les efforts du Parlement se concentrent sur l'adoption de la loi sur les élections législatives". Elle a à cet effet exhorté la Chambre des représentants à parachever l'examen la loi électorale au plus tard la semaine prochaine.

Elle a appelé à "s'abstenir de toute action qui pourrait porter atteinte au processus électoral et à l'unité, la sécurité et la stabilité du pays".

"La tenue des élections législatives et présidentielle le 24 décembre prochain doit rester l'objectif primordial, et tout effort visant à détourner l'attention vers d'autres objectifs, va à l'encontre de la tenue des élections à cette date".

Jusqu'à aujourd'hui, les partis libyens n'ont pas réussi à convenir d'une base constitutionnelle organisant le déroulement des élections prévues pour la fin de cette année.

Les tensions entre les institutions libyennes ont récemment refait surface, en raison des dissensions entre la Chambre des représentants d'une part, et le Haut Conseil d'État, le Gouvernement d'union nationale et le Conseil présidentiel d'autre part, notamment sur les prérogatives et la loi électorale.

Une sortie de crise se profile en Libye depuis que le gouvernement d’unité nationale et le nouveau Conseil Présidentiel ont pris leurs fonctions le 16 mars 2021, pour conduire le pays aux élections législatives et présidentielle prévues le 24 décembre prochain.

Bien que la milice de Khalifa Haftar ait salué l'élection de l'autorité intérimaire, le général à la retraite continue d'opérer indépendamment du gouvernement légitime et dirige une milice armée, en s’autoproclamant «commandant en chef de l'armée libyenne», faisant peu de cas du commandant suprême de la armée et président du Conseil présidentiel libyen, Mohamed Al-Manfi.

*Traduit de l'arabe par Hend Abdessamad

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