Afrique

La faim augmente de 20 % en Afrique (ONU)

820 millions de personnes souffrent de la faim, ce jour, à travers le monde

Lassaad Ben Ahmed   | 16.07.2019
La faim augmente de 20 % en Afrique (ONU)

Tunisia

AA / Tunis

« La faim a augmenté de près de 20% en Afrique, un continent qui connait également la prévalence la plus élevée de sous-alimentation », a révélé un nouveau rapport des Nations Unies rendu public lundi.

La même source indique que « la faim est repartie à la hausse dans presque toutes les sous-régions d’Afrique (…) où elle a atteint presque 260 millions de personnes en 2018, dont plus de 90% vivaient en Afrique subsaharienne ».

Le rapport, intitulé « État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2019 », lancé à New York à l’occasion du Forum politique de haut niveau sur le développement durable, cite le décalage dans le niveau des revenus comme principale cause de l’augmentation de la faim dans les pays pauvres ou à revenu intermédiaire.

« L'inégalité des revenus accroît la probabilité d'une grave insécurité alimentaire, et cet effet est 20 % plus élevé dans les pays à faible revenu que dans les pays à revenu intermédiaire », explique le rapport.

A l’échelle globale, le rapport constate que malgré la réduction de la faim au cours d’une décennie entière, l’accès à une nourriture décente a reculé au cours des trois dernières années pour s’établir à 820 millions de personnes souffrant de faim, au jour d’aujourd’hui, dont plus de 500 millions vivent en Asie.

Par rapport aux objectifs de développement durable, tablant sur un taux « zéro faim en 2030 », les auteurs de cette étude constatent que bien des efforts sont encore à fournir.

Par ailleurs, le rapport annuel sur la faim dans le monde introduit pour la première fois un nouvel indicateur mesurant la sécurité alimentaire.

Il montre que « 17,2 % de la population mondiale, soit 1,3 milliard de personnes, n'ont pas un accès régulier à une [nourriture nutritive et suffisante] ».

Constatant que la reprise économique ne s’opère pas d’une manière égale à travers le monde, le rapport recommande de mettre en œuvre des politiques économiques et sociales permettant de « contrer les effets des cycles économiques défavorables lorsqu'ils surviennent, tout en évitant de réduire les services essentiels ».

Le rapport conclue enfin par des orientations sur les politiques à mettre en œuvre à court et à long terme afin de « préserver la sécurité alimentaire et la nutrition pendant les périodes de crise économique ou pour s'y préparer, par exemple en intégrant les questions de sécurité alimentaire et de nutrition dans les efforts de réduction de la pauvreté par des transformations structurelles favorables aux pauvres et inclusives ».

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