La deuxième plus grande commune du Burkina Faso se retire de l’Association Internationale des Maires Francophones
- Conforment aux nouvelles orientations nationales en matière de coopération internationale
Ankara
AA / Ouagadougou / Dramane Traoré
La ville de Bobo-Dioulasso, la deuxième plus grande commune du Burkina Faso située à l’ouest du pays, s’est retirée de l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF), selon une délibération des travaux de la première session extraordinaire de la Délégation spéciale communale tenue, mercredi.
"Notre pays s’est retiré officiellement de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Il allait de soi que, de façon subséquente, les entités territoriales qui appartiennent au Burkina Faso actent aussi le retrait des organisations filles de l’OIF. C’est la raison pour laquelle nous avons acté aujourd’hui, de façon solennelle, le retrait de Bobo-Dioulasso de l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF)", a déclaré dans une note, le président de la délégation spéciale de la ville Laurent K. Kontogom.
Kontogom a soutenu que cette décision entérinée à l’unanimité est conforme aux nouvelles orientations nationales en matière de coopération internationale.
Le Burkina Faso a quitté le 28 février 2025 l'Organisation Internationale de la Francophonie, estimant que l'organisation s'était éloignée de ses objectifs de promotion de la coopération culturelle et technique, pour se muer malheureusement en "un partial instrument de manipulation politique".
Dans la foulée, le Niger et le Mali, deux pays d'Afrique de l'Ouest francophones s’étaient également retirés de l'OIF.
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger sont trois pays qui composent l'Alliance des États du Sahel (AES) et qui ont tous demandé le retrait des troupes françaises qui étaient stationnées sur leur sol.
Ils ont également quitté la Communauté économique des États de l'Afrique de l’Ouest (CEDEAO) jugée être à la solde de puissances étrangères notamment la France, l’ex-puissance coloniale.
