La course Africa Eco Race s’est achevée au Sénégal
- Plus accessible que le Dakar Rally mais moins médiatisée, l’Africa Eco Race a vu les pilotes s’affronter sur un parcours d’environ 6 000 kilomètres, répartis en 12 étapes, dont une grande partie disputée dans le désert
Dakar
AA/Dakar
Le rallye Africa Eco Race, entamé le 25 janvier au Maroc, s’est achevé au Sénégal, sur les rives du Lac Rose, l’un des symboles du pays.
Organisée pour la 17e fois cette année et présentée comme une alternative au Dakar Rally, qui a quitté le continent africain en 2008, l’Africa Eco Race a réuni des participants engagés sur un parcours d’environ 6 000 kilomètres, répartis en 12 étapes, dont une large partie disputée dans le désert.
Initialement prévu au départ de Tanger, le rallye a finalement été lancé à Bousaid en raison de conditions météorologiques défavorables. Les concurrents ont traversé le Maroc et la Mauritanie avant d’atteindre, à l’issue de la 11e étape, Mpal, dans le nord du Sénégal. À l’aube, les pilotes ont ensuite pris la route pour la 12e et dernière étape en direction du Lac Rose, situé à environ 35 kilomètres de Dakar.
Dans la catégorie motos, la victoire est revenue à l’Allemand Kevin Gallas, au guidon d’une Tenere 700 Rally. En automobile, le Français David Gerard s’est imposé avec son MD Optimus. La catégorie SSV véhicules tout-terrain légers, biplaces et à suspension élevée a été remportée par le Néerlandais Martijn Van Den Broek, tandis que son compatriote Gerrit Zuurmond s’est adjugé la victoire chez les camions.
Une pilote française ayant parcouru Türkiye parmi les participantes
La Française Constance Lanher, qui avait traversé Türkiye d’ouest en est à moto en octobre 2025, a également pris part à la course dans la catégorie raid, axée sur l’endurance et l’aventure contre la montre. Pour sa première participation à l’Africa Eco Race, elle a réussi à rallier l’arrivée.
« C’était ma première Africa Eco Race. La course n’a pas été aussi difficile que je l’imaginais, même si certaines étapes ont vraiment mis mon endurance à l’épreuve », a-t-elle confié à l’issue de l’épreuve. Elle a souligné s’être préparée tant physiquement que mentalement et s’est dite « très heureuse d’avoir terminé toutes les étapes sans incident ».
Évoquant les pays traversés, la pilote a insisté sur leurs contrastes : « Bien qu’ils soient voisins, le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal sont très différents. Ce que j’ai le plus apprécié, ce sont les passages de frontières ».
« Je retournerai en Türkiye pour un mariage »
Revenant sur son périple à moto à travers Türkiye, Constance Lanher a déclaré : « Ce n’était pas ma première visite, mais c’était la première fois que je restais aussi longtemps et que je parcourais autant de kilomètres. J’ai adoré Türkiye. J’y ai rencontré beaucoup de gens et une famille extraordinaire qui m’a accueillie. Nous sommes toujours en contact. L’un des membres de cette famille se marie et je retournerai en Türkiye cet été pour le mariage ».
La pilote a également mis en avant la faible présence féminine dans la discipline : « Sur plus de 120 motos engagées, nous n’étions que deux femmes. Nous avons terminé la course toutes les deux. C’est très peu. Nous avons notre place ici. Dans cet univers dominé par les hommes, il faut davantage de femmes sur ce type de compétitions ».
Une course née de l’héritage du Dakar
Créée en 2008 par les pilotes Jean-Louis Schlesser et René Metge, à la suite du départ du Dakar Rally du continent africain, l’Africa Eco Race revendique l’héritage de son fondateur Thierry Sabine, sous le mot d’ordre « sur les traces de Thierry Sabine ».
Adoptant des principes de durabilité et de réduction des émissions, la première édition de la course a débuté en décembre 2008 à Marseille. Si les villes de départ en France et en Europe occidentale varient selon les éditions, l’arrivée reste inchangée : le Lac Rose, ancienne ligne d’arrivée mythique du Dakar Rally.
Plus accessible mais moins médiatisée que le Dakar, l’Africa Eco Race se déroule sur quinze jours et repose avant tout sur l’endurance et les capacités de navigation des pilotes, avec des épreuves organisées en catégories moto, automobile, SSV et camion.
*Traduit du turc par Sanaa Amir
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