Nadia Al Chahed
18 Novembre 2015•Mise à jour: 18 Novembre 2015
AA/Tunis
Le Coordonnateur humanitaire des Nations Unies, Aurélien Agbénonci, et l'ensemble de la communauté humanitaire en République centrafricaine (RCA) ont condamné les attaques commises contre les déplacés à Batangafo et à Bambari les 10 et 11 novembre, selon un communiqué de l’ONU.
Le communiqué rappelle que "la brusque flambée de violence a eu lieu à Batangafo, dans la Préfecture de l'Ouham (Centre ouest), le 10 novembre, aurait fait au moins 10 morts et plusieurs blessés alors que plus de 730 abris auraient été incendiés sur le site des déplacés internes de la ville, le plus grand du pays, comptant 30.976 personnes".
Ces nouveaux affrontements ont forcé des milliers de personnes à fuir vers les ONG internationales, la base de la MINUSCA et certains bâtiments publics, indique le même communiqué diffusé mardi soir par le centre d’actualités de l’ONU.
A Bambari, dans la Préfecture de l'Ouaka, le regain de violence aurait fait trois morts, plus de 30 blessés et de nouveaux déplacements, révèle la même source.
« Je condamne toutes les attaques causant des morts et des blessés parmi la population civile et rappelle à toutes les parties concernées que l'attaque aveugle contre des civils est un crime de guerre », a déclaré M. Agbénonci, cité par le communiqué.
"Les parties impliquées dans les affrontements doivent respecter le droit inaliénable des hommes, des femmes et des enfants à la vie. Les civils ne doivent pas être ciblés, il est urgent que les lois et les conventions internationales soient respectées et que toutes les parties au conflit prennent des mesures immédiates pour respecter l'espace humanitaire et garantir les droits des Centrafricains", a ajouté M. Agbénonci.
Selon l'ONU, à la date des dernières violences, la RCA avait une population déplacée interne estimée à plus de 399 mille personnes, tandis que près de 460 mille ont fui vers les pays voisins.