Nadia Al Chahed
17 Novembre 2015•Mise à jour: 17 Novembre 2015
AA/Abidjan/Fulbert Yao
Plus de 59 mille 551 ressortissants ivoiriens, qui ont quitté le pays au lendemain de la crise postélectorale de 2010, vivent encore en exil selon les derniers chiffres du Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR).
« Sur environ 300 mille 889 Ivoiriens qui avaient fui le pays pendant les violences post-électorales de 2010, 59 mille 551 vivent encore en exil », précise un document du HCR parvenu mardi à Anadolu par la chargée communication de cette institution, Nora Sturm.
« 37 mille 951 de ces réfugiés vivent au Liberia, 11 mille 452 au Ghana, 6567 en Guinée, 2274 au Togo, 1022 au Mali, 275 en Mauritanie et 10 au Burkina Faso», précise le même document.
Le HCR rappelle, par ailleurs, avoir organisé, entre octobre 2011 et jusqu’à la fin octobre 2015, le rapatriement volontaire en Côte d'Ivoire de quelques 239 mille 700 réfugiés ivoiriens.
La Crise dite postélectorale s’est déclenchée après que Laurent Gbagbo eut refusé de reconnaître sa défaite à la présidentielle de 2010 face à Alassane Ouattara.
La Commission d'enquête nationale mise en place après l'investiture de Ouattara a estimé à 3 248 le nombre de morts total lors de cette crise, (1 452 morts imputées au camp Gbagbo, 727 au camp Ouattara et 1 069 non attribuées à un camp ou l'autre en raison de problèmes d'identification des victimes.
Plus de 300.000 autres Ivoiriens avaient quitté le pays et trouvé refuge dans les pays limitrophes.