Afrique

L’UE plaide pour la création d’un tribunal pénal international pour la RDC

-Pour juger les auteurs de crimes perpétrés dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) et les cas avérés de violations des droits de l’homme remontant à avant 2002.

Nadia Chahed   | 18.09.2020
L’UE plaide pour la création d’un tribunal pénal international pour la RDC Le parlement européen a soutenu jeudi le plaidoyer du prix Nobel de la paix (2018), Denis Mukwege, pour la création d’un tribunal pénal international (TPI).

Kinshasa

AA / Kinshasa/ Pascal Mulegwa

Le parlement européen a soutenu jeudi le plaidoyer du prix Nobel de la paix (2018), Denis Mukwege, pour la création d’un tribunal pénal international (TPI) pour juger les auteurs de crimes perpétrés dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) et les cas avérés de violations des droits de l’homme remontant à avant 2002.

Dans sa première résolution de l’année sur la situation en RDC, le parlement de l’UE invite les États membres du Conseil de sécurité des Nations unies à « demander la création d’un tribunal pénal international qui ferait progresser les cas avérés de violations des droits de l’homme remontant à avant 2002 et les cas avérés de violations des droits de l’homme remontant à avant 2002 ».

En outre, la même instance invite l’UE à « maintenir les sanctions à l’encontre des auteurs de violences et de violations des droits de l’homme en RDC et demande l’extension de ces sanctions aux auteurs des crimes cités dans le rapport des Nations unies du projet mapping ».

Les eurodéputés soutiennent dans la même résolution dont Anadolu dispose d’une copie, les propositions visant à créer des « chambres mixtes spécialisées dans les tribunaux de la RDC afin de permettre au pouvoir judiciaire de la RDC et à la communauté internationale de coopérer et de poursuivre en justice les auteurs d’atteintes aux droits de l’homme ».

Au gouvernement de la RDC, le parlement demande de « réexaminer les travaux de sa précédente commission pour la vérité et la réconciliation » et dit soutenir « pleinement la demande adressée par le président Tshisekedi à son gouvernement en vue de la mise en place d’un mécanisme de justice transitionnelle qui jugerait les crimes les plus graves et espère vivement que les deux projets de décrets, à l’examen depuis plusieurs mois, seront adoptés en temps utile par le Conseil des ministres ».

Les eurodéputés ont, en outre, demandé à la représentation de l’UE en RDC de renforcer son « soutien visible » aux défenseurs des droits de l’homme en danger en RDC, « à l’aide de tous les instruments disponibles ».

Mukwege est l’un des défenseurs du « Rapport Mapping » publié en 2010 par Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. Il documente plus de 600 graves crimes qui se sont produits dans l'est de la RDC entre 1993 et 2003.

Ces crimes sont attribués notamment aux groupes armés dont certains ex-leaders font partie de la classe politique ou dirigeante. Mukwege a reçu des menaces de mort dans le passé et survécu à une grave tentative d'assassinat en octobre 2012.

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